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L'héroïne de "Pretty Woman" reconnaît qu’elle était assez insupportable dans les années 1990.


Pour ses très nombreux fans, Julia Roberts est la "pretty woman" par excellence, l’incarnation du glamour hollywoodien associée à un indéniable talent d’actrice. Une vraie star, quatre fois nominée aux Oscars, avec une victoire à la clé en 2001 pour sa prestation têtue et sexy dans Erin Brockovich.

Mais pour tous ceux qui ont dû travailler avec elle ou l’interviewer, l’image est souvent radicalement différente. Sur les plateaux, elle traînait une réputation de comédienne hautaine et capricieuse. Et face aux journalistes de télévision (elle n’acceptait que rarement les rencontres avec la presse écrite), son magnifique sourire servait souvent de réponse aux questions. Un état de fait qu’elle vient d’admettre dans une interview accordée à l’édition anglaise du Harper’s Bazaar. " J’étais ma propre priorité, une sale morveuse égoïste qui courait dans tous les sens pour faire des films", explique-t-elle en concédant avoir été plus obnubilée par son travail que par le fait de se montrer sympa avec les autres.

Et même dans son métier, elle avait tendance à prendre les choses de haut. "Je n’ai pas travaillé pendant quelques années quand j’avais une vingtaine d’années parce qu’on me proposait des scénarios et je pensais : ‘Est-ce que c’est moi ou c’est vraiment de la merde ?’ Je me disais que je pouvais payer mon loyer en attendant quelque chose de bien."

Mais, pour elle, tout a pris fin lorsqu’elle a rencontré Daniel Moder sur le tournage du Mexicain, en 1999. "J’ai trouvé mon âme sœur. Quand je pense à ce qui fait que ma vie est ce qu’elle est, ce qui fait sens et brille au fond de moi, c’est lui. Tout vient de là pour moi."