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Des femmes prises pour proies par des hommes travaillant dans le cinéma, c'est courant selon Kristen Stewart, "à toutes les échelles". Les langues se délient toujours plus après le scandale Weinstein.


Toutes les paroles se libèrent et celle de Kristen Stewart se joint au flot continu de femmes qui témoignent de moments qu'elles ont préféré taire à l'époque par peur des représailles et/ou des conséquences. Tout a commencé après le scandale Harvey Weinstein qui a fait réagir des actrices de premier plan. Depuis les hashtags #BalanceTonPorc ou encore #MeToo ne cessent d'alimenter les réseaux sociaux et d'autres personnalités avouent des attouchements, des agressions sexuelles en se disant soulagées que l'omerta en quelque sort soit levée, soudain.

C'est le cas de Kristen Stewart qui était l'invitée d'une conférence de Elle Women US cette semaine. Elle a commenté le sujet dont tout le monde parle en expliquant non pas ce qui lui était arrivé personnellement mais en affirmant s'être mise fermement en travers du chemin d'hommes travaillant dans le cinéma et ayant des comportements déplacés envers le staff féminin. «Je ne compte plus les fois où j’ai sauvé des maquilleusesParce que cela concerne jusqu’aux maquilleurs, assis­tants caméra, direc­teurs de photo qui sont là en mode ‘Hey chérie’. Cela arrive à toutes les échelles

"Elles sont terrifiées"

L'actrice précise : "Et quand je dis "sauvé", je veux dire que je leur ai lancé, dans la minute, un "Ne fais pas ça, enfoiré"». Le problème selon elle c'est qu'«Ils sont embarrassés une seconde mais ensuite, cela continue au quotidien», ajoute-t-elle. Or, "Il faut qu'on en ait conscience. Je vous garan­tis que ces filles se murent dans le silence comme jamais car elles sont terri­fiées à l'idée que cela puisse influen­cer leur carrière, tout comme chez les actrices."

A propos de l'affaire Harvey Weinstein, la jeune actrice se dit heureuse que des voix se soient élevées pour le dénoncer : "Je veux surtout exprimer combien je suis reconnaissante d’entendre enfin ce qui a fait l’objet de conversations discrètes, parce que nous parlons tous de cela depuis toujours".