People Alors que la tendance était à l'apaisement entre les deux clans Hallyday ces dernières semaines, BFM TV a appris que Laura et David avaient "ouvert un nouveau front judiciaire" début septembre. Selon le média dont l'info a été confirmée par Me Emmanuel Ravanas, l'avocat de Laura Smet, les aînés du rockeur ont assigné en référé les trois maisons de disques de leur père - Universal, Warner et Sony - pour faire geler 75% des royalties, ces revenus liés aux ventes des disques. Cela concerne également les ventes "historiques" de l'album posthume de leur père, "Mon pays, c'est l'amour".

A sa mort, Johnny Hallyday souhaitait que sa femme Laeticia devienne l'unique bénéficiaire de ces royalties qui se montent quand même à 800.000 euros par an en moyenne. Mais, comme on le sait, Laura et David ne l'entendent pas de cette oreille et souhaitent toucher leur part. D'autant que les royalties vont exploser suite au succès phénoménal du dernier album du rockeur, disque de diamant quelques jours à peine après sa sortie. On parle déjà de la somme de 2,5 millions d'euros !

Le tribunal de Paris sera chargé d'examiner cette décision le 27 novembre. En attendant, les maisons de disques ont décidé de ne plus verser un centime à la société qui gère les royaties.

Le JPS Trust sur le devant de la scène

Laura Smet et David Hallyday avaient déjà obtenu en avril de la justice française le gel d'une partie des avoirs de leur père: ses droits artistiques et ses propriétés françaises, à Marnes-la-Coquette (région parisienne) et sur l'île de Saint-Barthélémy (Antilles). Les deux propriétés californiennes, situées à Santa Monica et à Los Angeles, n'étaient pas concernées par cette mise sous séquestre pour préserver sa veuve et ses deux filles mineures, Jade et Joy. Dans son ordonnance, le juge des référés citait à l'époque un "risque réel de transfert de tous les biens du défunt au profit du JPS Trust".

Le trust JPS Trust créé par le chanteur en Californie, et dont Laeticia est à présent bénéficiaire, avait quant à lui officiellement demandé en juillet à un tribunal de Los Angeles le transfert dans son giron d'une partie de son patrimoine américain, royalties, motos Harley-Davidson et voitures de luxe. "Toutes les parties ont été dûment informées, il n'y a rien d'occulte. (...) Ça ne rend pas non plus inaccessibles les biens si jamais le régime français de la succession était reconnu", avaient assuré les avocats de Laeticia Hallyday en France.

Une première audience doit se tenir le 22 novembre pour débattre de la compétence du tribunal de Nanterre à trancher dans la succession d'un résident américain. Venue en France à l'occasion de la commercialisation du dernier album de son mari, Laeticia Hallyday avait affirmé "essayer" de négocier avec Laura Smet et David Hallyday pour solder la bataille judiciaire engagée autour du testament de Johnny Hallyday. Mais "c'est compliqué", avait-elle ajouté.