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Elle avait déclaré ne pas être « féministe » dans une interview. Mais l’actrice a estimé qu’une mise au point était nécessaire. Elle a donc publié une tribune dans Le Monde pour développer son point de vue.


« Je ne suis pas féministe ». « Je ne suis pas d’accord avec cette idée de #BalanceTonPorc ». « On est assez grande pour dire aussi ce qu’on veut ». Ainsi s’exprimait Laetitia Casta dans les pages de Corse Matin. C’était le 11 janvier et la tribune prônant la « liberté des hommes à importuner » venait d’être publiée.

Des propos déformés ?

Ses propos, largement relayés, mettaient en avant le fait que les récents mouvements anti-harcèlement – encore célébrés lors de la deuxième "Marche des femmes" aux États-Unis le samedi 20 janvier – n’étaient pas embrassés par tout le monde de la même manière. Propos qu’elle juge « déformés » aujourd’hui. Une tribune dans Le Monde pour mettre les choses au clair s’imposait donc.

"Je crois en ces combats au plus profond de moi"

« Je connais le milieu de la mode et du cinéma depuis l’âge de 15 ans et lorsqu’on me demande ce que je pense des traitements parfois violents, humiliants et vexatoires infligés aux femmes, qu’ils soient physiques ou psychiques, je ne peux que m’en indigner et mener le même combat que toutes ces femmes qui ont le courage de briser le silence, de dire non, de s’adresser à la justice », précise l'actrice. « Je crois en ces combats au plus profond de moi ».


Soucieuse de ne pas "diaboliser" les hommes

L'ancienne mannequin souligne qu'elle ne souhaite pas opposer les hommes et les femmes. « Ne nous trompons pas, c’est un combat pour les femmes, et non pas contre les hommes, pour le respect et pas contre l’expression du désir, pour l’harmonie des relations. Je rêve que nous restions unis, hommes et femmes, pour rejeter avec dégoût les comportements de certains qui tentent de forcer le consentement de celles qu’ils considèrent comme des proies. Mais je rêve aussi que nous restions unis pour condamner les amalgames qui simplifient un débat grave et complexe ».

« Je suis une femme et je suis libre de penser », écrit Laetitia Casta pour conclure sa tribune.