People Les derniers jours de Johnny racontés par son ancien manager, Sébastien Farran.

"Johnny a perdu l’appétit au septième mois de son combat, confie Sébastien Farran dans les colonnes du JDD (Journal du dimanche). On le voyait maigrir : 6 kilos, puis 8, puis 10. On a alors installé un lit dans son bureau. Johnny était devenu un homme qui flotte dans son caleçon, qu’il fallait aider à se lever pour aller aux toilettes - je le sais, je l’ai fait. Cet homme qui toute sa vie a connu les lumières et la gloire était très diminué et voulait s’isoler du reste du monde."

Loin des projecteurs, mais aussi de ses deux aînés, Laura et David, Johnny Hallyday a donc choisi de rester avec sa dernière famille, celle qu’il avait fondée avec Laeticia, pour passer ses derniers jours. "Il n’y avait plus que son coach sportif, Dada, et Karl, son chauffeur, qui étaient près de lui. Jade, Joy et Laeticia dormaient à ses côtés, sur un matelas posé par terre. On le portait, on l’aidait à manger."

"Une chasse à la femme"

À côté de l’album posthume et du 2e round judiciaire qui aura lieu ce 30 mars, l’ancien manager de la star demande au public d’ima­gi­ner "le vide" laissé par la dispa­ri­tion de Johnny dans la vie de Laeti­cia, qui doit encore affron­ter toutes les critiques. "Et dans ce moment si diffi­cile, elle subit une campagne calom­nieuse orches­trée pour démo­lir son image, sa répu­ta­tion et celle de son mari. On la présente presque comme une sorcière ! Elle ne l’a pas vu venir, elle qui a toujours tout fait pour réu­nir les uns et les autres."

Une "chasse à la femme" qui dérange celui qui rêve d’un mémorial à Paris pour Johnny. "Cette femme, cette mère, la Laeti­cia que l’on décrit n’est pas celle que je connais." Si son "histoire avec cette famille est à la fois très forte et encore récente", il pense que "le silence et les mensonges" ont pourri le clan du chan­teur. "J’ai passé sept ans avec Johnny et Laeti­cia. Ce que j’ai connu avec eux a été vrai­ment intense sur le plan profes­sion­nel, comme à titre person­nel. Auprès d’eux, je n’ai pas vu les tensions, les affron­te­ments dont on parle aujourd’­hui. J’y ai plutôt ressenti de l’amour, de la douceur, de la trans­mis­sion." Avant de conclure que l’idole des jeunes angoissait pour Laeti­cia et leurs filles, et qu’il disait toujours : "Je vais partir avant elles. Comment vont-elles s’en sortir ?"