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A Hollywood, il arrive que les tournages…tournent mal ! Verbatim de stars ayant donné de leur personne et déplorant au final quelques bobos douloureux. Et pas que pour l’ego…

MEL GIBSON

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Cela remonte au tournage du « Bounty ». J’étais en train de jouer au con sur le mât du navire. A 15 mètres au dessus du sol. Je ne sais pas que si vraiment passé. Ce qui est sûr, c’est que dans l’action, j’ai lâché prise et que j’ai perdu l’équilibre. Dans ma chute, j’ai réussi à m’agripper à la dernière minute au cordage. Sauf que mes fesses sont allées se cogner je-ne-sais où et que j’ai senti une terrible douleur monter dans ma colonne vertébrale. La douleur était si intense que je ne pouvais même pas pousser un cri. Tant bien que mal, on m’a amené dans une des cabines du navire et là je suis tombé dans les pommes. Quatre heures après, je refaisais surface. Roger Donaldson (le réalisateur) a même cru un moment que j’avais passé l’arme à gauche.

JENNIFER GARNER

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Je me souviens que pour les besoins de « Daredevil » , pendant l’entrainement aux saïs, je me suis faite quelques entailles en laissant ces armes rétomber sur mes pieds. J’en ai gardé des cicatrices. Je considère d’ailleurs ses blessures comme une implication réelle et soutenue. Ils sont en sorte mes « médailles du mérite ». Et puis, les coups, ça forme un caractère. Par contre, quand je sortais de la douche, l’homme avec qui je vivais à l’époque, ne voyait pas les choses ainsi. Je l’entends encore pousser des cris et me dire « Mais qu’est-ce que ces horreurs sur ta peau ? ». Moi, je lui répondais : « Ce n’est rien chéri. C’est qu’on appelle les risques du métier ». Et lui me rétorquait : «Moi, je ne trouve pas ça drôle. Désormais, je vais avoir l’impression de coucher avec un vétéran du Vietnam ! ».

RYAN REYNOLDS

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J’ai 39 ans maintenant ! Le ciment commence à se fendiller ! Tourner des scènes qui impliquent un challenge « physique » comme se fût le cas pour « Deadpool » cela ne me fait plus marrer comme avant ! Quand je tombe, ça fait mal et le bobo mets plus du temps à se résorber ! (rires). Pour « Deadpool », je me suis entrainé comme jamais. Déjà parce que je ne voulais pas meblesser et ensuite parce nous n’avions pas le budget pour nous permettre un arrêt suite àincident éventuel ! Je savais que si je me rétamais, nous étions dans la merde ! Pendant le tournage, les scènes d’action étaient tellement intenses que sur les neufs costumes dont nousdisposions, nous en avons flingué sept ! J’ai pu garder l’un de ces costumes « survivant » chez moi ! De toute façon, je n’ai pas laissé d’option à la Fox. Je leur ai dit que j’avais attendu onze ans avant de pouvoir incarner Deadpool, qu’on pouvait pas me niquer comme ça ! Et puis, ce costume-là, je continue de m’en servir. Je me filme chez moi car je me dis : « Tiens et si je filmais Deadpool sous cet angle ! Cela pourrait être amusant ! ». Parfois, je fais ça avec mon i-phone ! Pour les scènes dangereuses, nous avons fait appel à un type fantastique. Un cascadeurukrainien qui avait déjà travaillé avec le Cirque du Soleil ! Le mec est capable de faire n’importe quoi avec son corps ! Toutes les scènes que je ne pouvais pas assurer car trop exigeantesphysiquement, c’est lui qui s’y collait ! Au début du tournage, je m’étais dit : « Ca va être génial ! Il va en faire des tonnes et moi, je vais me la couler douce ! Comme il porte un masque, les gens n’y verrons que du feu ! ». Le souci c’est que la satanée tête de ce gars n’avait pas du tout la même forme que la mienne ! (rires). Ca se voyait même sous le masque !

Très vite, nous nous sommes aperçus également que les combats étaient des « personnages » àpart entière. Une extension de «Deadpool ». Nous ne pouvions donc pas déléguer cette chose-làau stunt guy ! Résultat, j’ai fait le maximum de cascades ! Et pendant ce temps-là, ma femme,elle, priait le ciel pour que je revienne en un seul morceau ! Pendant le tournage, je me suis quatre fois blessé. Mais rien de bien méchant qui nous auraient contraint à tout stopper !

SYLVESTER STALLONE

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J’ai l’impression parfois d’être rafistolé de partout ! D’être en kit ! Et dans les « Expendables », je peux dire que j’ai vraiment donné de ma personne ! Entre les infiltrations dans mes épaules qui ont souffert le martyr, j’ai dû subir deux opérations au niveau du dos ! J’ai aussi dû me faire recoudre la jambe avec soixante dix agrafes ! Oui vous avez bien entendu….soixante dix ! Toujours dans « Expendables », c’est mon talon d’Achille qui a explosé. Je suis comme un Robot qui perd des pièces ! Pourtant dès que la caméra se met à tourner, j’oublie tous mes bobos. Je suis 100 % à fond et opérationnel !

Il y avait une scène dans le film « Evasion», la dernière en l’occurrence, où je me suis littéralement déchiré le muscle du biceps ! Quand le docteur m’a demandé si je voulais me faire opérer, je lui ai répondu non et ce pour deux raisons. La première c’est que je ne voulais pas passer encore sur le bloc. La seconde, c’est que l’incision aurait ruiné un tatouage sur mon bras auquel je tiens beaucoup. Car ce tatouage, il représente… ma femme ! (rires). Aujourd’hui, j’ai toujours une douleur lancinante mais j’ai sauvé le tatouage !

HARRISON FORD

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J’essaye d’être raisonnable et de ne jamais me mettre en danger. Cela étant, malgré des scènes réglées comme des chorégraphies, j’ai déjà connu, c’est vrai quelques déboires d’ordre physique. Je me suis foulé le poignet dans “Air Force One”, mais rien de sérieux. Auparavant, j’avais déjà perdu des ligaments antérieurs au niveau des genoux dans deux films. La première fois, c’était sur le tournage d’un “Indiana Jones”, je suis tombé lourdement d’une aile volante; la seconde fois, c’est sur le plateau du “Fugitif”. J’étais en effet tellement pris dans le feu de l’action que je me suis “mangé” une caméra !!!

Dans le cadre de “Seven Days, Six nights”, j’en garde quelques égratignures après avoir tourner quelques scènes mouvementées dans les fourrées. Rien de bien méchant. J’ai survécu !

JACKIE CHAN

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Certaines cascades réalisées dans mes films peuvent apparaître dangereuses, alors qu’elles sont pour moi ordinaires. Je sais très bien qu’il y a un vrai risque dans ce jeu-là mais j’essaye de faire le distingo entre la mort et le danger. Il faut bien garder en tête que, même en contrôlant tout, il y a encore des accidents sur les films d’action.

Dans " Contre-attaque ", par exemple, mon personnage se retrouvait perché sur la corniche d’un building, puis sautait d’une falaise en snowboard, pour rester au final accroché à un hélicoptère en vol. Or, je n’avais jamais pratiqué ce sport de glisse. Alors j’ai fait appel pour me doubler à un spécialiste en la matière. Le problème, c’est que le résultat était trop parfait. Je ne reconnaissais plus le côté maladroit que je voulais conférer à mon personnage. Je me suis donc lancé dans le vide au risque de me rompre les os. En réalité, c’est la vie que j’ai failli perdre puisque qu’en tournant cette scène, les pales de l’hélicoptère étaient à deux doigts me décapiter. Toujours à propos de " Contre —attaque ", je devais sauter d’une hauteur de dix mètres dans les eaux glacés d’un lac. Cette cascade nécessita deux jours de tournage et vingt cinq prises. J’ai failli mourir de froid ! ! ! A chaque prise, un toubib venait prendre mon pouls.

Dans " Rumble in the Bronx ", j’ai glissé entre les barres d’une échelle et je me suis cassé la jambe. Puis dans une autre scène de combat, je me suis pris un coup de bâton entre les jambes ! Mes testicules étaient en bouillie. Je vous laisse imaginer ce que j’ai pu ressentir. Mais que voulez vous c’est de le défi physique qui m’attire…

Au final. Des doigts brisés, des poignets éclatés en mille morceaux, une hanche en compote, un nez quatre fois explosés, des cotes pétées, des dents envolées, des épaules déboitées, des jambes en " Z ", des brûlures, etc. Je ne suis qu'un puzzle reconstitué. Le plus dingue, c’est que je ne sens rien qu’en la caméra tourne. J’ai beau avoir la rotule déplacée ou un tibia fêlée, je continue à jouer comme si de rien n’était. Une fois que l’on dit " Coupez ", c’est seulement à ce moment-là que je sens qu’il y a truc qui ne va pas. Et là, je suis comme Monsieur tout le monde, on me met sur une civière et on me fait une injection…