People En 2016, l'arrivée de son petit Côme, atteint d'un angiome plan, a chamboulé la vie de l'animatrice. Elle revient sur les épreuves qu'elle a traversées pour Paris Match Belgique.


Elle en pleure encore aujourd'hui. L'angiome plan de Côme, né le 9 avril 2016, a changé l'image que Julie Taton se faisait de son accouchement. Elle a été prise de court par cette tache de vin qui recouvrait une grande partie du visage de son nouveau-né. Son fils ne sera pas comme les autres. Il nécessitera une attention toute particulière. Deux ans après, Julie Taton prend du recul et se confie.

Incompréhension totale

Lorsque son fils voit le jour, il ne respire plus. A l'hôpital, on lui retire alors l'enfant qu'elle attendait tant, pendant de longues minutes. Pour l'animatrice de RTL, c'est l'incompréhension totale. Et lorsqu'on lui remet enfin dans les bras, les larmes de bonheur font rapidement place à l'angoisse. "J’ai l’impression qu’on m’a retiré le moment magique de la naissance. Quand on a posé Côme sur moi, j’ai tout de suite vu qu’il avait une grosse rougeur qui lui prenait la moitié du visage. L’infirmière m’a dit alors que ça allait partir… Selon elle, c’était lié à une petite pression lors de l’accouchement car il avait fallu le manipuler pour qu’il sorte… Mais quelques heures après, trois médecins sont arrivés dans ma chambre. J’entends encore leur phrase : ‘Madame, ça s’appelle un angiome plan ou tache de vin'. Le premier terme est très impressionnant et flou", détaille-t-elle. 

Julie Taton l'admet, elle avait envisagé la maternité autrement. Sans accroc. "Je me suis rendu compte aussi que cet enfant ne ressemblait pas à ce que j’avais fantasmé. Il était différent. Aujourd’hui, je m’en veux car je ne suis pas tombée en extase devant lui", souffle-t-elle à Paris Match, émue. A 8 mois, son fils subit son premier laser. L'angiome peut en effet se répandre sur l'ensemble du visage, et doit être suivi de près. Côme doit se faire anesthésier, et ça, la maman a du mal à le supporter : il ne suivra pas le traitement jusqu'au bout. Dans le futur, l'ancienne Miss Belgique espère que son fils lui pardonnera ce choix. "Je me dis que, peut-être plus tard, il me reprochera de ne pas avoir fait tout le traitement pour lui enlever complètement l’angiome. Ou alors, il me dira qu’il est fier de ne pas être comme tout le monde… Je ne sais pas."


>> Une interview émouvante à retrouver dans son intégralité dans les pages de Paris Match Belgique.