People

Les crises de paranoïa et de troubles cognitifs qu'il a développés suite à la prise d'un antipaludique en juin 2015 l'ont conduit à la porte de la mort. Et il souffre encore aujourd'hui des effets secondaires... Un témoignage fort à voir le 29 novembre.


Stromae a vécu un enfer en 2015. Il n'a de cesse de le dire et le redire : l'antipaludique Lariam qu'il a pris lors de sa tournée en Afrique a eu des conséquences sévères sur lui, sur sa carrière, sur sa vie.

Dans un documentaire intitulé "Malaria Business", diffusé le 29 novembre prochain sur France Ô, le chanteur a accepté de revenir à nouveau sur cet épisode dramatique qui a notamment contribué à l'arrêt de sa carrière musicale. Il y raconte les effets secondaires épouvantables dont il a souffert et souffre encore, les troubles cognitifs et les crises qui lui ont fait annuler deux concerts au Congo.

A l'époque, les médias se demandaient si c'était l'émotion énorme de revenir sur les traces de son père qui l'avait conduit à annuler ses prestations. Il n'en était rien : «J’ai subi des effets secondaires du Lariam. Ça m’est arrivé en juin 2015. C’était dans le cadre de ma tournée en Afrique. J’étais stressé, j’étais épuisé. Tout prédisposait à péter un plomb, mais l’accélérateur c’était le Lariam. Pendant les concerts, je ne m’en rendais pas compte, on n’a pas le recul. C’est de la paranoïa, c’est plein de trucs», témoigne-il dans le film de Bernard Crutzen avec la voix de Juliette Binoche.

Il va même plus loin : selon lui, il aurait pu se suicider cette nuit-là. Une crise encore plus forte l'a amené tout près de la mort. Ce qui l'a sauvé ? Il le révèle aussi, c'est son frère, présent à ses côtés pendant toute la tournée. «Mon frère a eu le déclic. Il s’est rendu compte qu’il y avait un truc qui n’allait pas. Et je pense que s’il n’avait pas été là, je me serais sans doute suicidé cette nuit-là. Ça, c’est sûr. Je pèse bien mes mots quand je vous dis ça. S’il n’avait pas été là, je ne pense pas que je pourrais vous parler aujourd’hui».

Plusieurs victimes du Lariam préparent une action collective en justice pour faire interdire le médicament. Les témoignages à maintes reprises du chanteur belge a permis de médiatiser leur lutte.