People Deux ans après, Stromae souffre encore des effets secondaires qui l’ont contraint à annuler deux concerts en Afrique en 2015.

On a rarement autant parlé de Stromae. Pourtant, l’artiste bruxellois n’a pas sorti le moindre disque sous son propre nom. En revanche, il se montre particulièrement actif pour les autres puisque sa signature apparaît sur des titres des albums de Vitaa, Big Flo&Oli ou encore Disiz. Sans oublier la direction artistique de certains clips vidéo qu’il supervise également.

Il se montre aussi très présent dans la presse, française principalement. Dernier exemple en date, l’entretien qu’il a accordé à l’hebdomadaire Marianne dans le cadre d’une enquête consacrée aux graves conséquences provoquées par le Lariam, un traitement contre le paludisme. La prise de ce médicament avait contraint le chanteur à interrompre sa tournée en Afrique en 2015, en annulant les concerts de Kinshasa et de Kigali. "Après 150 dates, j’étais à plat, confie-t-il dans les pages de l’hebdomadaire. Je n’ai pas supporté mon traitement antipaludisme, ça m’a filé des hallucinations. J’ai cru que j’avais basculé dans la folie, on m’a diagnostiqué une décompensation psychique. J’aurais pu faire une connerie, je n’étais plus moi-même."

Si l’affaire est connue, ce qu’il ajoute ensuite l’est nettement moins. Manifestement, les effets secondaires de ce médicament le poursuivent encore de nos jours, soit deux ans plus tard. "Aujourd’hui, je suis encore sensible aux crises d’angoisse. Il m’est déjà arrivé de devoir retourner d’urgence à l’hôpital, explique-t-il. J’ai peu de regrets dans ma vie, mais si je pouvais revenir en arrière et éviter de prendre du Lariam, je le ferais sans hésiter."