People Yves Bigot, ancien journaliste musical et ex-patron de Mercury, qui fut la maison de disques de Johnny a bien connu le chanteur et s'est souvenu pour les différentes radios qui l'ont interviewé, de tous ces petits "déraillements" dont Johnny "le timide" fut coutumier.


"C'était notre seule rock star. Cela lui donne un statut incroyable. Nos deux stars, ce sont Bardot et lui. Il a été aussi l'objet de beaucoup de moqueries, c'est lié à sa timidité, c'est un garçon très timide dans la vie, réservé. (...). 

C'est un personnage très touchant. Un personnage singulier, franchement c'était un mec attachant. Il a un côté très messianique. Le rock serait encore une musique étrangère s'il n'y avait pas eu Johnnny en France.

Il paniquait devant un micro et une caméra et il était capable de trucs qui font marrer tout le monde. Comme le jour où il dit à Antoine de Caunes: +il est temps de remettre les pendules à leur place+ ou quand il dit au JT de Claire Chazal "mon joueur de foot préféré c'est Zazie". Ce sont les moments où il déraille, à cause du stress.

J'ai vécu un moment marrant lors d'une interview croisée entre Johnny et Harlem Désir que j'avais fait pour Libération, vers 1990, la première fois où il chantait à Vincennes pour SOS Racisme. C'était les débuts du rap. Et Johnny se met à essayer d'improviser un rap "je suis né dans la rue, je m'appelle Jean-Philippe Smet, mais vous me connaissez mieux sous le nom de Johnny..." et puis s'arrête il me regarde et il dit : "C'est nul !".