Psycho et bien-être

"Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi si je dis cela ?". "Regarde comme elle est mince, je ne serai jamais comme elle". "Je ne suis pas assez bon" : vous avez déjà entendu cette petite voix intérieure en vous ? Dites bonjour à l’ennemi numéro 1 de la confiance en soi ! Si votre réponse est oui, aie, cela veut probablement dire que votre niveau de confiance n’est pas des plus élevés.


Mais qu’est-ce que c’est que la confiance en soi ? Tout simplement c’est le fait de percevoir ses propres compétences et capacités. Elle est donc liée au sentiment d’efficacité personnelle, donc à la perception de pouvoir réussir à réaliser une tâche donnée, comme un examen, un travail, une performance. On peut facilement comprendre que la confiance en soi va avoir un rôle fondamental dans notre vie, dès notre plus jeune âge.

Et pourtant, le tout jeune enfant a un haut degré de confiance en soi ! Je fais appel à tous les parents ici. Vous vous rappelez de cette magnifique période qui est celle de l’opposition ? C’est-à-dire quand votre enfant, du haut de ses 2-3 ans, n’hésitait pas à poser son NON s’il n’avait pas envie de manger ses petits pois ou s’il ne voulait pas aller dormir. Le tout jeune enfant dit ce qu’il pense, il n’a pas peur d’être jugé, d’être rejeté ou de ne pas plaire aux autres.

Ce n’est qu’avec les années, avec l’éducation de ses parents et l’influence de son environnement, qu’il va changer et qu’une petite graine d’insécurité sur ce qu’il pense, ce qu’il ressent, ce qu’il fait, va pousser petit à petit. L’enfant qui n’a plus faim va s’entendre dire de terminer son assiette. S’il pleure, il va s’entendre dire qu’il ne faut pas pleurer. S’il ramène une bonne note de l’école, il aurait pu faire mieux. Et ce ne sont que 3 exemples.

Bref, le message que l’enfant reçoit est "l’autre sait mieux que moi" , "surtout ne pas faire confiance à mes signaux internes" , "je ne suis pas assez bon" . De quoi bâtir une confiance en soi quelque peu chancelante. Et voilà l’adulte, insécure, titubant, qu’il n’ose pas prendre la parole en public par peur de se faire critiquer ou rejeter. Or, dans la vie on est constamment amenés à faire des choix, à prendre des décisions, à exprimer son point de vue. Et pour faire cela, avoir une bonne confiance en soi rend le processus bien plus agréable.

Mais voici la bonne nouvelle ! La confiance en soi, ça se travaille ! Ça se retrouve ! Il faut simplement intégrer certains concepts et accepter de se mettre en jeu. Mais comment retrouver la confiance en soi égarée ?


Voici 3 stratégies pour augmenter sa confiance en soi


1. Arrêter de se comparer aux autres

L’herbe du voisin est toujours plus verte. C’est ce qu’on pense, mais ce n’est pas toujours le cas réellement.

C’est quelque chose qui est très récurrent dans mes consultations. On juge de son niveau de compétence, capacité, beauté, en se comparant avec ce que les autres font ou sont. Malgré que cette comparaison puisse être descendante (se comparer avec quelqu’un qui réussit moins bien que soi) ou ascendante (se comparer avec quelqu’un qui réussit mieux que soi), dans ma pratique je remarque une fort tendance à utiliser de la deuxième : les autres sont mieux que moi. Or, si les familles de nos amis semblent parfaites, si cette fille à la salle de sport semble parfaite, en réalité chacun a ses problèmes et est confronté à des difficultés. Ce type de comparaison a finalement comme seul effet de renforcer une image négative qu’on a de soi-même.

Donc, arrêtez de vous comparer aux autres, parce que ce qui apparaît de l’extérieur, ne correspond que rarement à ce qui est à l’intérieur.


2. S’accepter et s’aimer tel qu’on est

Est-ce que vous aimez votre corps, votre manière de réfléchir, votre identité ? Bref, est-ce que vous vous aimez ?

Ça a l’air si simple, mais pourtant c’est si rare.

On vit dans une société où on est toujours tendus vers ce qu’on n’a pas. On court à la recherche d’un bonheur, d’un travail, d’un corps autre. Les publicités en profitent au maximum : achetez cette voiture et vous vous sentirez plus audacieux ! Achetez ce yaourt et vous serez plus minces ! Achetez ce shampooing, vous serez plus belles ! Et une fois l’achat passé, on ne se sent pas nécessairement plus audacieux, plus mince ou plus beau. Résultat : on renforce une image négative de soi-même et on court derrière à la prochaine dernière promesse.

Or, pourquoi ne pas se focaliser sur ce qu’on a de bon, déjà là, en nous ? Avoir confiance en soi veut dire être conscient du fait qu’on a déjà des forces et qu’il faut tout simplement les exploiter !Ça veut dire que nous sommes des êtres magnifiques, avec nos forces et nos faiblesses, avec nos connaissances et nos doutes. Il faut accepter le fait qu’on n’est pas parfait, personne ne l’est. Il y aura toujours un manque de quelque chose. Mais ce petit manque ne doit pas être le point central, ne doit pas empêcher de s’apprécier pour ce que l’on est. Bien évidemment, il faut continuer à évoluer, à grandir, à découvrir, à apprendre mais avec bienveillance envers soi-même. Apprécions qui on est à ce moment précis aujourd’hui et maintenant tout en continuant notre chemin de découverte personnelle.


3. Se focaliser sur les expériences personnelles positives

Vous avez reçu une évaluation positive sur votre travail, mais vous restez bloqué sur ces deux petits points à améliorer. Vous avez eu un argument avec votre conjoint et, en colère, vous repassez en boucle la scène. Bref, vous souffrez probablement du “biais de négativité”, c’est à dire de la tendance (bien répandue chez les êtres humains) à juger les événements ou informations de manière négative plutôt que positive. Cela ne vous étonnera donc pas de savoir qu’il y a une association entre cette tendance à se focaliser sur le négatif et l’apparition de l’anxiété.

Donc, pour contrer à cette mauvaise habitude, il y a un petit exercice que vous pouvez faire. >> A découvrir sur le blog de la psychologue Emanuela Garau