Psycho et bien-être Pour encourager son enfant à mieux manger, on commet parfois des maladresses. Que faut-il éviter de dire et qu’est-il préférable de faire ?

"Tu n’aimes pas cet aliment, pourtant ton frère et ta sœur en mangent"

Il est important de respecter le goût de chaque membre de la famille, de ne pas faire de comparaison.

Demander à l’enfant de goûter le plat. S’il ne l’apprécie pas, on peut lui représenter jusqu’à 10 fois dans l’année en lui proposant de le noter de 0 à 10. Au fil du temps, la note augmentera.

"Tu es vraiment difficile, tu n’aimes rien !"

Par ces propos, on stigmatise l’enfant, on le dévalorise. Il est primordial de ne pas le mettre en situation d’échec devant le reste de la famille. Il risque, lui, de l’interpréter par je suis nul.

Faire des tests sur un aliment qu’il n’aime pas en le lui proposant de différentes manières. Par exemple, on lui donne un légume cuit, puis cru en bâtonnet pour qu’il puisse le manger avec les doigts, ce qui est plus ludique. On essaie aussi en gratin, en purée…

"Si tu ne finis pas ton plat, tu n’auras pas de dessert"

Cette attitude s’appelle du chantage ! La volonté des parents est toujours que l’enfant mange ce qu’ils ont préparé. La mère ne peut s’empêcher d’avoir un comportement nourricier dont elle est, en général, fière.

S’assurer que l’enfant a suffisamment mangé et lui laisser prendre un dessert, comme les autres membres de la famille.

"Termine ton assiette, sinon tu auras encore faim"

Le forcer à terminer un plat alors qu’il n’en veut plus, c’est risquer de le déréguler, de modifier son appétit. C’est aussi ne pas le croire capable d’être à l’écoute de sa sensation de faim.

Il faut savoir pourquoi l’enfant arrête de manger. Est-ce parce qu’il n’a plus faim, est-il pressé d’aller jouer, est-il contrarié ? En fonction de sa réponse, il faut lui expliquer qu’il doit manger à sa faim car une fois qu’il sera sorti de table, il n’y aura rien à manger avant le repas suivant.

"Si tu finis tout, tu auras un bonbon"

C’est, non seulement, du chantage, mais également une manière de forcer l’enfant à finir un plat alors qu’il n’en veut plus. Récompenser un enfant par un bonbon, pour lequel il a forcément une appétence particulière, peut l’amener à manger plus que ses besoins et, à terme, le conduire vers le surpoids. Un bonbon ne doit pas être une récompense, mais un petit plaisir.

Tout simplement ne pas forcer l’enfant à finir son assiette. Il connaît son appétit.

"Si tu n’aimes pas ce plat, je peux te cuisiner autre chose"

Accepter systématiquement de préparer un autre plat à l’enfant qui refuse celui qui a été cuisiné pour la famille risque de réduire sa palette de goûts alimentaires.

Lui expliquer que l’on comprend qu’il n’aime pas le plat qui a été préparé, mais que chacun son tour, dans la famille, apprécie plus ou moins tel ou tel plat et qu’il faut faire plaisir à tous. On peut lui proposer à l’avenir, d’étudier avec lui ses goûts, ce qu’il aimerait manger. On peut aussi cuisiner un plat de base et proposer, à côté, différents ingrédients (oignon, coriandre…) pour enrichir son goût, mais en fonction des préférences de chacun.

"Que veux-tu manger ? C’est toi qui choisis"

Si on laisse l’enfant choisir, il risque de se servir de cette prérogative pour régler d’autres problèmes qu’il a avec ses parents. Or, c’est à ces derniers de montrer le chemin d’une bonne alimentation. Cette attitude n’est envisageable que s’il est en sous-poids car il est alors important qu’il grossisse.

On peut discuter avec lui de ses préférences alimentaires, le faire participer à la préparation des repas afin qu’il puisse y mettre sa petite touche personnelle. On peut aussi établir, ensemble, des menus pour la semaine afin qu’il sache ce qu’il y aura jour après jour à table.