Psycho et bien-être

Ce dimanche, c’est le Brussels Yoga Day, l’occasion de découvrir cette discipline. Il existe des tonnes de yoga différents. On vous aide à faire le tri !

Le yoga, c’est tendance ! A portée de tous, cette discipline est source d’inspiration pour de plus en plus d’adeptes. Les salles se multiplient de jour en jour et on ne compte plus sur les doigts d’une main les types de yoga qui font leur apparition. Récemment, par exemple, le “cat yoga” ou le “beer yoga” sont nés. Mais qu’est-ce que le yoga initialement ? Comment faire le tri entre toutes ces variantes ? Eléments de réponse avec Pierre Rousseaux, cofondateur de la Yoga Room.

Unir le corps, le cœur et l’esprit

Le yoga est une discipline spirituelle et corporelle née en Inde il y a plus de 4 500 ans. Elle consistait initialement en la pratique de 8 poses de yoga (asanas) réalisées en synchronisation avec la respiration, dans le but de parvenir à un état de méditation.

Le mot “yoga” vient d’une très ancienne racine sanskrite “jug” signifiant “union”. Globalement, la pratique du yoga va vous aider a recréer de l’espace non seulement dans votre corps (grâce aux étirements) mais aussi dans votre esprit (grâce à la relaxation/déconnexion). De cette façon, vous faites mieux circuler l’énergie dans votre corps, et vous mettez vos idées et priorités dans le bon ordre.

Le Hatha Yoga et les autres

“En haut de la pyramide , résume Pierre Rousseaux, il y a le Hatha Yoga. C’est le yoga de base qui regroupe l’ensemble des postures de yoga. Il consiste à trouver l’équilibre entre l’énergie rafraîchissante de la lune (Tha) et l’énergie du soleil chaud (Ha)” . Une séance de Hatha Yoga se compose d’exercices physiques combinés à des exercices de respiration. Objectif : atteindre un état de relaxation totale.

Après, il y a les autres yogas, qui sont des déclinaisons du Hatha Yoga. Il y a par exemple l’Ashtanga (une séquence de yoga plutôt physique), le Vinyasa (une séquence de yoga assez rythmée qui change de cours en cours et de professeur en professeur), l’Iyengar (dont découle le yoga wall qui travaille sur l’alignement du corps), le Yin Yoga (un yoga lent), et les innombrables nouveaux venus.

L’état méditatif à atteindre

“Il n’y a pas de ‘vrais’ou de ‘faux’yogas , réagit Pierre Rousseaux. L’important, c’est l’intention. Si la personne arrive à déconnecter et à se reconnecter à elle-même, quel que soit le type de yoga pratiqué, l’objectif est atteint !” . Ce qui compte aussi, c’est la progression. “Si le yoga est à ce point addictif, c’est parce qu’on peut toujours progresser , détaille Pierre Rousseaux. Une phrase résume d’ailleurs bien cette discipline : ‘dans le Yoga, l’important n’est pas de toucher ses pieds, mais c’est ce que vous ressentez en essayant de les toucher’.” .

Quoi qu’il en soit, le yoga est accessible à tous. “Il ne faut pas être souple pour faire du yoga , clame Pierre Rousseaux, le yoga rend souple dans le corps et dans l’esprit” . Reste à trouver lequel vous conviendra. Et, petit conseil de Pierre Rousseaux : “Testez plusieurs cours, en particulier ceux destinés aux débutants. Une séance ne suffit en effet pas à se faire une opinion” .

A chacun son yoga !

Vous l’avez compris, le yoga ne requiert aucun prérequis et est accessible à tous ! Pour le reste, à vous de choisir ! “C’est une question d’affinité avec la technique et/ou avec le professeur” , pense Pierre Rousseaux. Voici quelques yogas parmi lesquels puiser :

Le Hatha Yoga  : convient à tout le monde, et en particulier à ceux qui désirent être plus calmes, moins stressés et énergisés.

L’Ashtanga  : requiert une bonne condition physique et fait surtout travailler l’endurance. Parfait pour les plus sportifs.

L’Iyengar  : Hatha Yoga qui se focalise sur l’alignement du corps. Les postures s’effectuent dans la recherche de la rigueur, de l’intensité et de la précision.

Le Yin Yoga  : une pratique douce et calme qui s’adresse aux nerveux en quête de tranquillité.

Le Bikram Yoga  : pratiqué dans une salle chauffée à 40 °C, ce yoga favorise la souplesse, l’élimination de toxines, etc. Vu la chaleur, il ne convient pas aux personnes souffrant de problèmes cardiaques ou veineux.

Nous avons testé le yoga wall

Pour les non-anglophones, comprenez “yoga mur”. L’idée peut sembler saugrenue, mais elle est tout à fait bien pensée. Le yoga wall consiste à s’aider d’un mur muni d’un système de bandes ajustables et d’un harnais pelvien confortable afin de réaliser diverses postures de yoga (asanas).

C’est BKS Iyengar, le “maître du yoga moderne”, qui, il y a une dizaine d’années, l’a inventé pour aider ses étudiants à aligner correctement leur corps dans diverses postures. Aujourd’hui, le yoga wall se fait timidement une place parmi les innombrables types de yogas. Nous l’avons testé à la Yoga Room, distributeur européen officiel de cette discipline.

© D.R

Etirements et contorsions

Dans la salle, des cordes sont attachées au mur face (ou dos) à chaque yogi. Plusieurs encoches permettent d’ajuster la hauteur de ces cordes. Au sol, un tapis nous confirme que nous allons réaliser une séance de yoga et un petit bloc en mousse “est là pour vous aider à réaliser certaines postures sur le tapis” , explique notre prof du jour à l’accent espagnol. Nous passons la sangle autour de la taille, puis entre les jambes, sous les bras, et ainsi de suite. A chaque position, on s’étire et on se contorsionne. Petit à petit, le dos se décoince, la nuque se détend. Et la gravité fait le reste puisqu’elle sert de résistance naturelle aux mouvements. “L’objectif est d’ouvrir la colonne dans toutes les directions” , souligne le professeur.

Apaisé, débloqué et fatigué

Les premières postures ressemblent à celles du yoga classique, jusqu’à ce que nous soyons suspendus la tête en bas, nez face au sol. Autant faire confiance aux sangles qui nous retiennent… Mais à force de persévérance et d’aide du professeur, nous osons et ressentons les bienfaits pour notre corps : la colonne vertébrale et les cervicales sont étendues et alignées. A la sortie du cours, les blocages situés dans le dos autour de la colonne ont en effet majoritairement disparu. On ressort apaisé, mais également fatigué d’avoir gesticulé dans tous les sens car oui, oui, le yoga peut être sportif !