Psycho et bien-être Près de 6 % des enfants et adolescents prennent des compléments alimentaires pour lutter contre la fatigue, booster leur mémoire ou améliorer leur santé. Est-ce une bonne idée ?

Gomme à mâcher, berlingot à aspirer, comprimé à sucer, sirop à boire…Les compléments alimentaires destinés aux enfants sont nombreux et leurs présentations variées pour répondre à tous les goûts ! Et il est tentant, pour un parent soucieux d’équilibre nutritionnel, de piocher dedans quand son enfant picore à peine au dîner, ne mange rien à la cantine, ou même quand il a du mal à se concentrer en classe. Mais ce n’est pas le premier réflexe à adopter !


Les indispensables

"De petites adjonctions en vitamines et minéraux suffisent chez l’enfant en bonne santé", explique le pédiatre.

La vitamine D : administrer 3 à 4 gouttes par jour jusqu’à 2 ans et, après cet âge, une ampoule par trimestre. "C’est nécessaire car les laits infantiles contiennent peu de vitamine D contrairement à ce qui se passe dans les pays anglo-saxons, où ces laits sont enrichis", souligne-t-il.

Le fluor : "En donner à partir de 6 mois et jusqu’à 2 ans aux enfants à risque, c’est-à-dire ayant une mauvaise hygiène dentaire ou issus d’une famille à terrain cariogène."

Le fer : "pour les enfants qui font des infections ORL à répétition et pour les adolescentes réglées, car une sur trois est carencée", met en garde le Dr Lalau Keraly.


Les petits coups de pouce

Outre les vitamines et oligo-éléments dont l’enfant a besoin pour sa croissance, d’autres supplémentations peuvent être bienvenues, qui lui éviteront les médicaments.

Il a tendance à être constipé : "Des plantes comme le fenouil, le romarin et l’artichaut aident l’enfant à aller régulièrement à la selle".

Il n’arrive pas à s’endormir : "la passiflore, la verveine peuvent être utiles", dit-elle.

Il n’arrive pas à se concentrer à l’école : "Une cure, de deux à trois semaines, d’acide gras oméga-3 et de vitamines (groupe B, C et D) boostera son attention."

Il est fatigué parce qu’il grandit : "une cure, de deux à trois semaines environ, d’un complément polyvitaminé peut corriger des subcarences", indique le Dr Lalau Keraly. Si la fatigue persiste, il faut consulter.


Une aide bienvenue si l’enfant n’aime pas le lait ou la viande

"Normalement, une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie apportent les nutriments dont l’enfant a besoin", estime Christelle Chapteuil, du Syndicat national des compléments alimentaires. "C’est pourquoi, il est important de l’habituer tôt à manger des légumes et des fruits, et à pratiquer un sport." Or, on sait que la réalité est tout autre. "Un enfant qui ne consomme pas assez de fruits et de légumes peut manquer de fibres et de vitamines. S’il n’avale pas de produit laitier à chaque repas, il peut être carencé en calcium. Si c’est la viande qu’il n’aime pas, il risque de manquer de fer", précise le Dr Jean Lalau Keraly, pédiatre endocrinologue. "Au tout-petit, jusqu’à ses 3 ans au moins, les parents doivent donner du lait de croissance intéressant pour sa teneur en fer, notamment s’il dédaigne la viande. Dans le cas contraire, il leur faut, après le lait 2e âge passer au lait entier et non demi-écrémé trop pauvre en matières grasses. La bonne quantité de protéines animales est de 10 gr par jour par année d’âge, soit 10 gr à 1 an, 20 gr à 2 ans…"