Psycho et bien-être

Le pays a mis au point une plateforme nationale pour permettre de mieux dénoncer cette pratique dégradante.


Après une rupture, le phénomène est plus en plus récurrent. Quittée ou trompée, une partie du couple transforme sa tristesse en haine, et se venge : elle divulgue sans consentement des photos ou des vidéos à caractère sexuel explicite, derniers vestiges d’un couple, sur internet. C’est le "revenge porn".

Portail national

Cette pratique dégradante est malheureusement peu encadrée. L’Australie a décidé de prendre les devants en créant une plateforme dédiée au phénomène. Sur internet, le portail d'"eSafety" permet de recueillir des signalements concernant la "vengeance pornographique". Une première mondiale. La plateforme devrait faciliter la procédure qui permet de mettre en contact les victimes et la police.


Un Australien sur cinq a déjà été victime du "revenge porn"

Dans le pays, un Australien sur 5 a déjà subi les foudres de la revanche pornographie. Une proportion importante qui force les autorités à trouver des solutions. Le projet, initié en 2016, fait ainsi office de test afin d’évaluer le nombre de requêtes reçues, estime Mashable. Alors que Twitter vient de revoir sa politique concernant le harcèlement sexuel en ligne, les géants de web ont encore beaucoup à faire pour limiter ces dérives numériques.

Quid de la Belgique ?

Chez nous, une loi pour légiférer le "revenge porn" est sur la table depuis 2016. C’est Vanessa Matz (CDH) qui est à l’origine de l’initiative. Elle propose notamment que les coupables écopent d’amendes entre 500 et 1000 euros. Comme le souligne Le Soir, nous sommes bien loin des 60 000 euros d’amende et des deux années prison actuellement prévue par la loi française