Psycho et bien-être

Il semblerait que ce soit lié à notre éducation.

Lorsqu'un enfant est triste, il n'est pas rare d'entendre l'un de ses parents le consoler en lui disant "je vais te faire ton dessert préféré, ça va te remonter le moral". Cette simple habitude appelée "emotional feeding" serait la raison pour laquelle l'on a tendance à s'avaler un énorme pot de glace ou à craquer pour un gâteau au chocolat lorsqu'on a une baisse de moral. 

Quatre scientifiques - Moritz Herle, Alison Fildes, Clare Llewellyn et Silje Steinsbekk - sont arrivés à cette conclusion. Pour ce faire, ils ont étudié des jumeaux britanniques monozygotes (100% de gènes en commun) et dizygotes (50% de gènes en commun), peut-on lire sur Slate.fr. Leur but était de savoir si cette propension à manger lorsque l'on est triste est génétique ou environnementale. Et, selon les résultats de leur enquête menée sur 2400 familles, ce n'est pas lié aux gènes.

Lors d'une deuxième étude, les quatre universitaires ont donc été plus loin. Ils ont réalisé une enquête sur des enfants norvégiens. Ils ont demandé aux parents d'évaluer leur tendance à réconforter leur enfant par la nourriture. Ils ont ensuite analysé si l'enfant avait tendance à rechercher un apport de nourriture lorsqu'il était triste. Et, en effet, réconforter son bambin en lui offrant une bonne dose de chocolat le poussera sans doute plus tard à ingurgiter des sucreries lorsqu'il sera confronté à une émotion négative. 

Il convient donc de tenter de consoler son enfant d'une autre manière pour éviter qu'il s'enfile des petits gâteaux à chaque moment difficile... à condition bien sûr qu'il ne s'identifie pas à une héroïne de série qui, très souvent, va s'empresser de dévorer un pot de glace tout en pleurant à chaudes larmes à cause d'une peine de coeur.