Psycho et bien-être Vous remettez tout au lendemain: vous pouvez blâmer votre cerveau. Les résultats d’une équipe de chercheurs montrent que la tendance à la procrastination peut s’expliquer anatomiquement.


«Bon, je n’ai pas le courage aujourd’hui, je le ferai demain !». Au travail comme à domicile, la procrastination est un «art» très prisé. Selon une étude OpinionWay commandée par l’entreprise JeChange, chargée justement de lutter contre la procrastination en aidant les Français dans leurs démarches administratives, 49% des sondés procrastinent au minimum une heure chaque jour au travail. A la maison, même refrain. 45% des participants au sondage citent le ménage comme une activité qu’ils remettent systématiquement au lendemain. Sans surprise, les activités sportives sont elles aussi souvent remises à plus tard.

Si tout le monde a déjà remis une action au lendemain, il semble que certaines personnes soient plus enclines à pratiquer ce sport dangereux. Une équipe de chercheurs allemands a voulu comprendre pourquoi. Leurs résultats, publiés dans la revue Psychological Science, montrent que deux zones du cerveau sont impliquées dans cette capacité ou non à faire une action en temps et en heure. (...)