Psycho et bien-être En ce début d’année, je suis certaine que beaucoup d’entre vous ont décidé d’être plus positifs ! N’est-ce pas ? Sauf que ce n’est pas si simple. Le retour de la chronique de Julie Arcoulin, sépcdialiste en développement personnel et relationnel.


Broyer du noir, ruminer, avoir tendance à voir le verre à moitié vide, croire que vous avez la poisse, que le chance n’a décidément pas trouvé le chemin de votre berceau. C’est peut-être plus facile, cela demande un peu moins d’efforts et de remise en question, mais cela en vaut la peine !


Une dictature de la psychologie positive ?

Tout d’abord, il ne faut pas rêver. Etre positif tout le temps, à chaque minute du jour et de la nuit, contrôler ses pensées afin qu’elles soient « roses » et optimistes, ce n’est pas possible. Ne culpabilisez donc plus de ne pas y arriver en permanence ! Parfois, nous avons simplement besoin d’être triste, de voir tout en noir et de se rouler en boule sous sa couette en pensant que nous sommes la personne la plus malchanceuse du monde. C’est permis et vous avez le droit de broyer vos idées sombres en paix. Revendiquez-le !

Autorisez-vous à penser négativement. Vous savez, quand on vous dit de ne pas penser à un éléphant rose, que se passe-t-il ? Vous pensez à un éléphant rose. C’est un peu le même principe avec les pensées négatives, si vous luttez, elles vont persister. Accordez-vous donc un moment. Le truc, c’est de ne pas vous enliser dans ce schéma de pensées. Mais il ne s’agit pas de vous fouetter si vous avez vos passages à vide.


La vie en rose

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Penser positif, cela ne veut pas dire non plus voir tout en rose et vous convaincre que tout va bien alors que ce n’est pas le cas. Etre positif, ce n’est pas vraiment ça. Il s’agit de considérer que tout ce que vous vivez est là pour vous apprendre quelque chose. Heureuse ou malheureuse, chaque expérience peut vous faire grandir. Être positif, cela veut dire être actif et non passif. Une fois le besoin de râler et d’être triste passé, bien sûr.

Le "Je vais bien, tout va bien" n’est pas de mise. N’essayez pas de vous convaincre que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes si vous avez l’impression que votre vie s’effondre. Vous ne duperez personne et certainement pas vous-même.

Lorsque des expériences négatives vous arrivent, ainsi que les pensées assorties, accueillez-les comme elles viennent. Ne les repoussez pas, elles existent et les nier serait contre-productif. Mélancolie, tristesse, chagrin sont de vraies sources d’apprentissages si vous prenez la peine de vous y intéresser.


Les muscles ça s’entraîne

Le muscle de la pensée positive aussi ! Je sais, ce n’est pas facile. En plus, votre entourage ne vous aide peut-être pas car lui-même est plutôt négatif. Mais c’est un choix et il vous appartient de le faire.

Ne croyez pas que cela va venir du jour au lendemain. Il faut un petit peu d’entraînement pour passer des idées noires aux lunettes roses. Voici quelques pistes pour vous aider à démarrer lorsque quelque chose vous contrarie:

  • Demandez-vous quels apprentissages vous pouvez tirer de cette contrariété.

  • Essayez de voir un aspect positif de la situation. Un embouteillage ? Vous pouvez écouter votre chanson préférée plusieurs fois. Une panne d’électricité, vous allez pouvoir passer une soirée à la lueur des bougies. Vous avez saisi ?

  • Ayez confiance. Il me semble que c’est la clé. D’une façon ou d’une autre, tout ira bien. Parfois, les choses mettent du temps à se remettre en place. Parfois, elles prennent une forme inattendue. Ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas exactement comme vous le voudriez qu’il faut les rejeter.

  • Changez votre regard sur ce qui arrive. Tout est une question de perspective et beaucoup de situations recèlent, en fait, l’un ou l’autre trésor.


Soyez indulgent envers vous-même

Je ne le dirai jamais assez ! Vous l’aurez compris, l’idée n’est pas d’être naïf et de vous raconter des histoires. Les émotions négatives, les événements négatifs font partie intégrante de la vie. Les rejeter ne les fera pas disparaître. Acceptez votre part d’ombre et ne la recouvrez pas d’une couche artificielle de guimauve. Si vous partez du principe que vous pouvez apprendre de chaque situation, vous êtes en route vers l’attitude constructive des optimistes.

Evidemment, je peux difficilement écrire cette première chronique de l’année sans vous adresser mes vœux pour 2018. Je vous souhaite une année riche en apprentissages et en partages. Vivez, respirez, riez, amusez-vous, aimez. Faites de chaque jour un moment vivant et pétillant. Réalisez vos rêves, croyez en vous et donnez généreusement, sans compter. Soyez prêt à recevoir et entourez-vous des personnes qui vous font du bien. Bref, soyez heureux. C’est tout ce que je vous souhaite. Le monde a besoin de gens heureux.

À la semaine prochaine.

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