Sorties On sait que la nature est belle. Mais saviez-vous que les Cercles des naturalistes de Belgique vous la font découvrir, lors de formations, de balades ou de stages?

L’amphithéâtre est sombre. On se croirait dans une salle de cinéma. A peu de choses près, c’est le cas ! Ce samedi après-midi, dans l’auditorium du musée des Sciences naturelles à Bruxelles a lieu la formation de guides-nature, organisée par les Cercles des naturalistes de Belgique. Programme du jour : la mycologie.

Ce matin, la soixantaine d’élèves présents a appris à distinguer les champignons entre eux. Et cet après-midi, normalement, direction la forêt de Soignes pour mettre en pratique les connaissances théoriques du matin. Mais la nature en a décidé autrement : vu la météo estivale, les champignons n’ont pas encore tous pointé le bout de leur nez. L’après-midi se déroulera donc exceptionnellement devant un grand écran avec la projection d’un film documentaire à propos des champignons, suivie de questions-réponses.

Trois ans de formation

Dans l’assemblée, des jeunes, des moins jeunes, mais des passionnés de nature écoutent attentivement le professeur invité. Ils ont décidé de suivre trois ans de formation, à raison de dix-huit samedis de cours théoriques et pratiques par an et de deux week-ends pédagogiques. " L’objectif des formations, explique Damien Hubaut, responsable et coordinateur de la formation Guides-nature de Bruxelles, est de comprendre l’écosystème belge et de s’ouvrir à la diversité des sujets pour pouvoir, in fine , guider des balades. "

Durant les pauses, l’ambiance est conviviale. Les uns discutent entre eux pendant que les autres posent des questions à leur professeur du jour. Après trois ans de formations, les liens semblent se créer.

Des activités pour le grand public

Pour ceux qui ne se sentent pas l’âme de suivre la formation ou de guider des balades, il est encore possible de devenir un as de la nature belge ! Les Cercles des naturalistes de Belgique proposent de nombreuses autres activités au grand public désireux de se mettre au vert une journée ou plus.

Infos sur : www.cercles-naturalistes.be

Quelques activités

Il ne faut pas nécessairement être membre pour participer aux animations des Cercles des naturalistes de Belgique. Chaque année, l’ASBL organise environ 3 000 activités ouvertes au grand public et encadrées par des guides-nature brevetés. Où ? Dans les régions francophone et germanophone du pays, ainsi qu’au littoral belge.

1. Les visites thématiques. Il ne s’agit pas de simples promenades récréatives, mais de visites organisées et préparées dans le but d’aborder un maximum de sujets nature, en fonction de l’environnement visité. On y apprend toujours les effets de nos comportements sur notre environnement naturel et humain, et bien d’autres choses encore.

Prochaines visites thématiques : onglet "Sensibilisation", puis "Calendrier".

2. Les stages. D’une durée de deux à six jours, des stages sont organisés généralement à l’Ecosite de la vallée du Viroin à Vierves-sur-Viroin. Les thématiques sont variées. Parmi d’autres, "Mousses et lichen… au pas de sa porte", "Initiations à la géologie", "Photographie naturaliste", "Ornithologie", etc.

Plus d’infos : onglet "Formations", puis "Stages" ou 060.39.98.78. Ou cnbformations@gmail.com

3. Les leçons de nature. Cette fois, pas de visite reprenant plusieurs thématiques au fil d’une balade, mais une journée de formation autour d’un thème précis. L’idéal pour parfaire ses connaissances dans un domaine de prédilection tel que "Migration des oiseaux", "Arbres et arbustes en automne" ou "Mycologie".

Plus d’infos : onglet "Formations", puis "LDN".

Pour être un bon guide-nature, il faut…

D’après Damien Hubaut, responsable et coordinateur de la formation Guides-nature de Bruxelles :

> être curieux de nature, dans tous les sens du terme : curieux de la nature et curieux par essence;

> avoir envie de partager sa passion. Une fois que vous êtes Guide-nature, vous avez en mains 101 secrets à révéler;

> être polyvalent. Lorsque vous êtes sur le terrain avec un groupe, il faut souvent jongler d’un sujet à un autre, en fonction de l’environnement.