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L’été a été chaud à Poitiers. Tout le travail accompli pour rendre le parc du Futuroscope attractif porte ses fruits. Dans un contexte économique qui reste instable, les dirigeants ont salué avec le sourire les chiffres de fréquentation du parc : 600 000 visiteurs, soit une hausse de 5 %. Des horaires élargis, deux shows nocturnes et une exigence d’accueil de plus en plus stricte, autant de facteurs qui justifient cette embellie.

Fun, festif et familial, tels sont les ingrédients de la réussite du parc poitevin. "Le Futuroscope a su trouver les ingrédients qui lui permettent d’être en phase avec les attentes du public. Son positionnement assumé, plus fun et plus familial, a séduit les familles avec enfants, qui représentent les 3/4 de la fréquentation estivale", explique Dominique Hummel, président du Directoire du Futuroscope.

Un parc qui ne cesse de se réinventer

Mais, la clef de ce succès tient dans l’originalité de ce domaine qui doit se réinventer constamment. Chaque jour, des centaines de personnes œuvrent à moderniser les attractions. La technologie se périme à une telle vitesse que les premières attractions du parc sont déjà revisitées. D’une poignée de penseurs jusqu’à une centaine d’ouvriers, le temps de réflexion d’une attraction passe allègrement les 18 mois.

Pour dénicher la belle trouvaille, les Français écument les grands salons technologiques à travers le monde. Ainsi, les prouesses techniques coupent toujours le souffle des enfants et de leurs parents.

Cette année, les dirigeants ont dépoussiéré l’aquaféérie nocturne qui s’appelle "La Forge aux Etoiles", imaginée par le Cirque du Soleil. Il s’inscrit dans la lignée des belles réussites françaises.

Avant de visionner le spectacle qui met un terme à la journée, les enfants allongent volontiers les files des deux attractions fétiches : celle des "Lapins Crétins" et celle d’"Arthur et les Minimoy".

Quand on sait que les familles privilégient les courts séjours en voiture afin de partir à plusieurs reprises sur l’année, on comprend les recettes pharaoniques du Futuroscope. "Les parcs offrent la possibilité de courtes vacances pour ceux qui n’ont pas la chance de partir en vacances."

Le modèle du 10/20/60

Le Futuroscope est en passe d’atteindre le seuil des 100 millions d’euros de chiffre d’affaires cette saison, un montant là aussi record depuis 2000. Derrière Disneyland, le parc du futur accroît son statut de n°2 dans l’Hexagone. Il base son investissement sur le modèle du 10/20/60. Chaque année, il investit 10 % de son chiffre d’affaires pour renouveler 20 % de son produit et générer un taux de 60 % de re-visite.

Qui n’avance pas recule. Par conséquent, le Futuroscope n’attend pas les bons chiffres de la fin de saison pour innover. En décembre, il lancera sa nouvelle attraction mythique, "l’Extraordinaire voyage", une expérience qui mêlera sensations et immersion. Il fêtera avec quelques mois d’avance ses 30 ans.

Le Futuroscope par 3

Le trajet ? Si vous réservez suffisamment à l’avance, il est possible de trouver un ticket de TGV Bruxelles-Futuroscope pour moins de 100 euros par personne. Il est également possible de venir en voiture, mais il faut tenir compte des péages dans le budget et des 650 km à parcourir entre Bruxelles et Poitiers.

La restauration ? Le site propose une large gamme de restaurants, allant du fast-food à la gastronomie plus traditionnelle voire innovante (moléculaire). En 2015, le site a servi 1 995 500 repas en restauration soit en moyenne 1,11 par jour et par visiteur. Le budget moyen consacré pour la nourriture se chiffre à 14,08 € par personne. Le Futuroscope a écoulé 917 hectolitres de boissons en une saison, soit 52 cl par visiteur et 129 km de sandwichs préparés, soit 430 000 sandwichs vendus.

Le logement ? Un grand parc hôtelier borde le complexe et offre également une large gamme de prix.

Plus d’infos sur www.futuroscope.com