Sorties On sait que la course à pied rallie de plus en plus d’amateurs à l’occasion d’événements sportifs. Mais saviez-vous que vous pouvez pimenter cette expérience en optant pour les courses à obstacles ?

Adepte du jogging dominical, vous participez de temps en temps à des courses organisées le week-end ? Excellente façon d’instaurer un peu de compétition dans votre entraînement. Idéal aussi pour rencontrer d’autres fanatiques du "running". Ou encore parfait pour changer vos habitudes. Mais pourquoi se limiter à courir lorsqu’on peut courir et s’amuser ?

Des obstacles pour se dépasser

"Depuis une quinzaine d’années, la course à pied a de plus en plus de succès. Petit à petit sont nés des dérivés de ces compétitions, comme la course d’orientation ou, plus récemment, la course à obstacles", remarque Simon Trussart, co-organisateur de la Sand Race (voir ci-contre).

La course à obstacles est une épreuve sportive qui s’étale sur plusieurs kilomètres et est parsemée d’obstacles à franchir, inspirés de ceux des combattants : murs, filets, barbelés, montagne de boue, ponts de singe, salles sombres, etc. Cette discipline a fait ses timides débuts fin des années 80 au Royaume-Uni, pour connaître ensuite un engouement en 2010 aux Etats-Unis. Depuis quelques années, elle revient en Europe avec les valeurs de dépassement de soi physique et mental, d’entraide et d’amusement. "Dans ces courses, le chronomètre n’a que peu d’importance", témoigne Simon Trussart.

Vous êtes plutôt fantôme ou zombie ?

Il existe différents types de courses à obstacles. En Belgique, par exemple, la Medieval Run vous emmène au Moyen Âge, la Zombie Run dans le monde des zombies, la Sand Race dans le désert, la Ghost Race dans l’univers des fantômes, la Neptunus Run vous fait voyager jusqu’à la côte, et la 24h Xtreme et la 3h Xtreme vous plongent dans l’époque de la Première Guerre mondiale.

A chaque course son ambiance, donc, mais aussi sa philosophie. "Certaines courses font s’arrêter les participants pour qu’ils réalisent des épreuves de crossfit, d’autres, comme la Sand Race, font progresser les participants en les faisant franchir des obstacles, sans jamais les arrêter.", explique le cofondateur.

Prêts ? Partez !

Tentés ? L’expérience sportive est, dans la majorité des cas, accessible à tous. "Tout le monde peut participer à la Sand Race à son rythme", note Simon Trussart, "il faut juste un minimum de condition physique et être d’accord de se mettre à 4 pattes, de ramper, de sauter, de courir dans le sable, etc. Les personnes qui pratiquent du fitness, de la natation ou de la course à pied seront mieux préparées, mais ce n’est pas nécessaire". La seule nécessité : s’échauffer avant le départ pour éviter les blessures. Ensuite, une seule règle prime : s’amuser !

Dans les coulisses de la Sand Race

"Vingt obstacles délirants dans la plus grande sablière de Belgique." Telle est la promesse de la Sand Race, la seule course à obstacles belge dans le sable. Pour atteindre cet objectif, Colin Goubau et Simon Trussart, les cofondateurs de Denali Outdoor Events se démènent depuis plusieurs mois.

Comment naissent vos idées d’obstacles ?

On cherche avant tout des épreuves qui nous feraient plaisir en tant que participants. Ramper sous un fil barbelé, par exemple, ça ne nous fait pas marrer, donc on ne le propose pas. Pour le reste, il n’y a pas de limites, à part budgétaires.

Quels sont vos critères pour concevoir un obstacle ?

Il doit être impressionnant, joli et faisable par le plus grand nombre. Ensuite, en termes de sécurité, l’obstacle doit être suffisamment résistant. Environ 6 000 personnes doivent pouvoir passer dessus. Pour le confort du participant, l’obstacle doit aussi accepter un flux d’environ 150 personnes toutes les 5 minutes. C’est très important car il est hors de question de faire endurer des files aux participants.

Construisez-vous les obstacles vous-mêmes ?

Nous en construisons certains. Nous sommes par exemple devenus les pros de l’échafaudage, alors qu’on n’y connaissait rien au début. Pour les palissades en bois, on est aidés par un menuisier. Quant aux installations aquatiques gonflables, on sous-traite.

Cela donne quels types d’obstacles ?

Sans vouloir tout dévoiler, cette année, il y aura des filets verticaux suspendus à 8 mètres de hauts sur une butte de sable, des épreuves aquatiques, une toile d’araignée à franchir, une corde à grimper, une barre de pompier pour descendre, etc. Ce qui est certain, c’est que chaque personne retombera en enfance et sera fière de sa performance.