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Définitivement baroque, dépaysante à souhait, ouverte au monde et fidèle à son passé, Vilnius se découvre en deux heures ou deux jours selon le temps consacré à ce joyau des pays baltes. Et au nombre d’églises, catholiques ou orthodoxes, visitées. Comme la cathédrale de Vilnius, le plus grand lieu de culte du pays, à deux pas du palais présidentiel qui a vu passer Napoléon et le tsar Alexandre Ier. Mais c’est surtout "La porte de l’Aube", seule rescapée des neuf entrées que comptait la capitale, qui nous aura séduits.

Son icône miraculeuse de la Vierge peinte en 1620, la Madone au visage noir de Vilnius, suscite aujourd’hui encore de nombreuses génuflexions.

Outre ses églises, Vilnius, ville de Chagall, Jérusalem du Nord, enchante par ses ruelles pavées, son calme apparent, ses façades colorées, son climat continental, ses terrasses sorties du bois au retour des beaux jours.

A trois heures à peine de Riga, mais foncièrement différente de la ville Art nouveau, elle a retrouvé son statut de capitale de la République et accueille une importante université, la plus ancienne d’Europe orientale dont les bâtiments sont dispersés dans la ville. Celui, désuet, du journalisme et de la communication, qui a retenu toute notre attention, ressemble plus à la cour intérieure d’une maison autrichienne. A quelques enjambées, une rue entière est décorée d’œuvres insolites accrochées aux façades, La République d’Uzupis, créée par des artistes et des rêveurs de la ville est le quartier le plus bohème. On s’y chauffe encore au feu de bois. Mais attention, la gentrification est en marche. Il ne faut bien sûr pas rater le "Petit Ghetto", témoignage du lourd passé nazi de la capitale et de l’extermination de 35 000 juifs, Et puis, surtout, s’éloigner du centre, marcher une bonne dizaine de minutes jusqu’à la rue Basanaviciaus pour une halte devant le numéro 18 où vécut Romain Gary (1914-1980), comme il le raconte dans son livre "La Promesse de l’aube". Au coin de la rue, une émouvante statue représente l’écrivain lorsqu’il était encore enfant.L.B.

Grand événement musical de l’été, le Christopher’s festival présente pendant deux mois de nombreux concerts, allant des grands chefs-d’œuvre de la musique classique aux genres les plus inattendus, comme le "beat boxing" en passant par la chanson française. Le festival est reconnu pour ses qualités artistiques, son inventivité et sa capacité à impliquer autant la population locale que le public européen.

Les journées de la capitale se déroulent du 1er au 3 septembre.

Le festival de Jazz a lieu en octobre.