Le Kamo chez soi

S.P.F. (St.) Publié le - Mis à jour le

Voyages

Avant d'en arriver là, il pose ses bagages dans la capitale, pour la première fois en 1992. Pendant 6 ans, il travaille pour un célèbre restaurant japonais de l'avenue Louise, où il peut perfectionner son art, avant de retourner au Japon et s'y améliorer encore.

Lorsqu'il revient en Belgique, en 2006, sa décision est prise : il ouvrira son propre restaurant. C'est chose faite le 14 septembre 2007. Et depuis lors, les clients affluent.

Sa cuisine, à l'instar de celle que l'on trouve au Japon, il la veut à la fois traditionnelle et moderne, et propose aux convives de goûter à des saveurs encore méconnues dans nos contrées. M. Kamo constate à ce sujet que « il y existe beaucoup de restaurants japonais à Bruxelles. Mais presque tous se contentent de servir des sushi et des sashimi (ou poisson cru), alors qu'il existe beaucoup d'autres plats. C'est ce que je veux faire découvrir. » C'est pourquoi il a renoncé à faire de la gastronomie fusion, mélange des cuisines japonaise et européenne.

Bien entendu, sushi et sashimi sont également à la carte. « Pour l'instant, les clients demandent surtout cela. Mais, petit à petit, ils se laissent tenter par d'autres saveurs » confie M. Kamo.

La qualité, il en a fait son maître mot. Et, chaque matin, il va se fournir en produits frais au marché matinal. De plus, le jeune chef ne propose que des plats de saison, offrant ainsi à ses clients une carte changeante et variée.

Bien que certains ingrédients soient extrêmement difficiles à trouver en Belgique, M. Kamo affirme que « le goût des plats proposés est le même que celui des mets que l'on trouve au Japon. Naturellement, certaines saveurs sont absentes, faute d'ingrédients adéquats. »

Comme beaucoup de restaurants japonais, le Kamo propose deux cartes distinctes pour le service du midi et celui du soir. La raison est simple : « au Japon, les hommes d'affaires n'ont pas beaucoup de temps pour manger à midi. La situation est similaire ici. C'est pourquoi nous servons à la mi-journée des teishoku, un ensemble de plats différents servis en même temps. Ce sont des menus rapides, une sorte de fast-food, mais de meilleure qualité » explique Tomoyasu Kamo.

Pour la préparation des repas, rien n'est caché au client. Tout est préparé devant lui et, s'il le désire, il pourra même s'attabler au comptoir afin qu'aucune étape ne lui échappe. Et si celui-ci veut du dépaysement culinaire, qu'il se rassure : dans son assiette, rien ne sera accomodé à l'européenne. Car sinon ce ne serait plus de la cuisine japonaise !

Kamo, avenue des Saisons 123, à Ixelles. Tél. : 02/648.78.48