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François Fillon, de retour à l'école comme trois autres candidats pour les besoins d'une émission, "Au tableau!", diffusée dimanche sur C8, s'est vu offrir deux paires de chaussettes par les élèves, "parce qu'on sait que vous faites attention à votre apparence physique", lui ont-ils dit.

Point de malice chez ces garçons et filles âgés d'une dizaine d'années: l'émission a été tournée avant la publication par le Journal du Dimanche d'un article sur les costumes de grande marque de l'ex-Premier ministre, payés par "un ami".

Comme trois autres candidats, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon - "Marine le Pen, elle a pas voulu venir", explique une fillette - M. Fillon a été soumis au feu roulant des questions de dix-huit élèves.

Les candidats, "auditionnés" à tour de rôle, ont eu droit chacun à un cadeau. Pour Fillon, c'est donc des chaussettes. Grises et noires, décorées d'un minion, personnage de bande dessinée qui fait fureur chez les enfants. "Je vais les porter", promet celui qui a une prédilection pour les chaussettes couleur pourpre cardinalice.

Visiblement, les enfants ont bien préparé leurs questions au député de Paris, mis en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse. "Comment va Pénélope?", lui demande sans fard un des bambins. "Elle va bien", répond M. Fillon. "C'est une Galloise et les Galloises sont des femmes extrêmement solides".

Est-ce que vous avez pleuré dernièrement ? demande un autre. "Non, pas jusque là quand même!", rétorque le candidat, qui ne s'est jamais départi de son calme, fidèle à l'image qu'il a toujours donné de lui-même, avant ou depuis ses soucis actuels.

Mais pourquoi est-ce que tout le monde vous a abandonné? insiste un garçonnet. "Pas tout le monde (...) Il y en a qui ne sont pas solides et qui s'enfuient. Alors tant pis pour eux. Je reste avec les courageux".


Un élève, au fait de la passion de M. Fillon pour la Formule 1, lui lance: "qu'est-ce que ça fait de conduire une voiture à 310 km/h?" "Il faut être concentré, il ne faut pas penser à autre chose, il faut regarder loin devant. On a l'impression d'exister très fort, on est un peu en danger". Comme un goût de campagne présidentielle...