Buzz télé La scène avait prêté à sourire tant elle était absurde et les réactions avaient afflué sur les médias sociaux. Marine Le Pen, la candidate vaincue au second tour des présidentielles françaises, est revenue sur l'une des séquences marquantes du débat face à Emmanuel Macron.

Hormis une sortie remarquée en marge du départ de Florian Philippot de son parti, la présidente frontiste s'était assez peu montrée depuis sa défaite lors des présidentielles de mai dernier. Ce jeudi, elle était l'invitée de L'Emission Politique sur France 2 au cours de laquelle a été, notamment, abordé son comportement lors du débat précédant le second tour.

Confrontée à la journaliste Nathalie Saint-Cricq, qui avait en outre co-dirigé ce débat avec Christophe Jakubyszyn, Marine Le Pen a en partie reconnu s'être fourvoyée durant ce moment cardinal de la campagne. "J'ai raté un rendez-vous important avec les Français, ça a suscité de la déception" avoue-t-elle. Interrogée ensuite sur la séquence, devenue culte, où elle s'emporte face au futur vainqueur de l'élection ("Regardez, ils sont là. Ils sont dans les campagnes, dans les villes. Ils sont sur les réseaux sociaux"), la dirigeante du FN concède que son comportement "était peut-être maladroit".

"On était au bout de trois heures de débat, (2h18 corrige la responsable du service politique de France 2 ndlr.), et on avait vu dans la manière dont il [Emmanuel Macron] parlait des électeurs du Front national le mépris qu'il a exprimé, et continue d'exprimer, à l'égard des Français."

Mais, comme elle avait pris pour habitude de le faire lors dudit débat, Mme Le Pen a de nouveau, et rapidement, éludé la question qui lui était posé sur le plateau de France 2, préférant revenir sur les "succès" de ce scrutin. "Il y a eu onze millions de voix, il y a eu une alliance, ce qui n'était jamais arrivé, il y a eu huit députés qui ont brisé le plafond de verre" argumente l'ancienne députée européenne.

Finalement interpellée sur la pertinence de son profil pour porter le programme frontiste après cette chorégraphie qui, comme le soulignait Nathalie Saint-Cricq, a mis en jeu sa crédibilité, Mme Le Pen persiste et signe. "Le combat politique est long et dur, mais quand on a des convictions chevillées au cœur et quand on aime son pays comme je l'aime, rien ne peut vous détourner de cela."