Buzz télé Nous vous en parlions ce mercredi : un journaliste et un cameraman de Quotidien ont violemment été expulsés du salon des Entrepreneurs où Marine Le Pen se trouvait et ce, alors qu'ils étaient accrédités et avaient donc parfaitement le droit de l'interviewer.

L'altercation, filmée par le Huffington Post, avait beaucoup choqué. Toutefois, les circonstances de l'incident demeuraient assez floues. Quotidien a donc donné sa version des faits en publiant la vidéo tournée par leur cameraman présent sur les lieux.

L'on y voit donc Paul Larrouturou tenter de demander à Marine Le Pen si "son garde du corps a vraiment été son assistant parlementaire". C'est à partir de ce moment que les choses se sont envenimées et que deux membres des forces de sécurité l'ont violemment bousculé et agressé. Cette question était pourtant on ne peut plus pertinente puisque Marine Le Pen est sommée de rembourser la coquette somme de 340.000 euros au Parlement européen. La candidate d'extrême droite aurait en effet utilisé deux assistants parlementaires européens (et donc payés par l'Union européenne) au service de son propre parti.

Ce qui a une nouvelle fois énervé les deux hommes, c'est d'entendre Paul Larrouturou les insulter de "fils de lâche". Ils l'ont donc encore une fois menacé de violences physiques.

Des hommes au service de Marine Le Pen?

Pour Quotidien, ces deux hommes "travaillent pour Marine Le Pen". Il faut dire que ce n'est pas la première fois que les troupes de Yann Barthès doivent faire face à la violence du FN puisque Bruno Gollnisch avait déjà tenté d'abîmer leur matériel et de leur donner des coups de parapluie lorsqu'ils travaillaient encore pour le Petit Journal sur Canal+.

Toutefois, Florian Philippot, le numéro 2 du FN, nie en bloc. Il a ainsi expliqué que c'est "le service d'ordre du salon des Entrepreneurs, non celui de Marine Le Pen qui a expulsé le journaliste." Une information confirmée par le service de presse du salon au journal Le Monde. "C'est regrettable, ils sont très stressés. Il y a 400 journalistes qui veulent poser des questions. Il y a eu un mouvement de foule énorme, des gens ont pris des coups de caméra, de perche. Marine Le Pen n'avait formulé aucune demande particulière". Cela expliquerait pourquoi l'on entend plusieurs fois dans la vidéo les deux hommes se justifier en disant que "c'est un ordre de police". 

Pour Quotidien, l'ordre de les "dégager" du salon viendrait toutefois bel et bien du FN et les vigiles du salon n'auraient fait que les suivre.