Insolite

Les espions aussi font face aux petits tracas du quotidien. La NSA a beau espionner le monde entier, c'est également une entreprise, faite d'employés, de chefs, de relations de travail. Animé par une mystérieuse chroniqueuse, son système de messagerie interne a été mis en place en 2010 et n'est accessible qu'aux personnes qui « disposent d'une habilitation suffisante ». C'est The Intercept, le média du journaliste Glenn Greenwald (celui qui a publié les premiers documents d'Edward Snowden) qui dévoile des détails croustillants de cet intranet nommé « Ask Zelda! ».

Le magazine en ligne décrit les messages de cette plate-forme comme assez surréalistes. «Les chroniques sont souvent amusantes. Des sujets qui abordent aussi bien des collègues qui s'endorment au travail, des sodas qui sont volés dans des réfrigérateurs, des superviseurs qui ne répondent pas aux mails, ou encore des collègues qui sentent mauvais.» Sans oublier les sympathiques échanges à propos des « shorts et des claquettes » qui s’introduisent au cœur de la NSA lorsque « le thermomètre atteint les 27 degrés ». Bref, un lieu de travail comme les autres avec ses petites anecdotes sulfureuses, ses loufoqueries, ses soucis.


Mais lorsque les espions parlent d'espionnage interne à l'entreprise, difficile de ne pas sourire. Un employé a en effet sollicité l'aide de cette dénommée Zelda à propos de son chef qui épie son personnel. Voici la réponse de cette mystérieuse « femme »: « cette pratique déplorable est susceptible de détruire le travail d'équipe, d'autant que la confiance est difficile à reconstruire une fois brisée.» Le principe de « l'arroseur arrosé » peut effectivement mener à des situations bien cocasses.