Insolite

Le président des Etats-Unis Donald Trump, hyper actif sur Twitter, ne fera pas partie des utilisateurs habilités à tester l'allongement des tweets à 280 caractères, a précisé le réseau social américain.

"Il n'est pas dans le groupe test", a tenu à préciser sur le réseau l'un des co-fondateurs de Twitter Biz Stone, après que l'annonce mardi du doublement possible de la longueur des tweets a déclenché une avalanche de réactions d'utilisateurs.

Twitter a indiqué mardi qu'il testait auprès d'un petit groupe d'utilisateurs ce doublement de la longueur des tweets, avant une possible généralisation. La durée de ce test n'a pas été précisée.

M. Stone répondait ainsi à un twitto qui avait commenté l'annonce avec ironie: "Merci @biz and @jack (Dorsey, patron et co-fondateur de Twitter) de donner à Donald Trump deux fois plus de place plutôt que de régler le bazar qu'il a déjà créé avec 140 caractères".

Donald Trump utilise Twitter pour faire des annonces politiques importantes mais aussi pour publier des commentaires spontanés, et parfois incendiaires, sur différents sujets.

Des tweets présidentiels sur la Corée du Nord - dont un affirmant que le leader nord-coréen Kim Jung-Un "ne sera(it) plus là pour bien longtemps" - ont suscité une polémique ces derniers jours, certains estimant que ce message violait les règles d'utilisation de Twitter, qui interdit les menaces de violence.

Twitter a promis dans la foulée de revoir ses règles d'utilisation, tout en relevant que "la valeur informative" et l'intérêt public doivent être pris en compte lorsqu'on réfléchit à l'opportunité de supprimer un tweet.

De nombreux usagers de Twitter ont critiqué mardi l'allongement des tweets, certains usant de mots très durs envers le président Trump.

"Donner à Trump 280 caractères pour s'amuser revient pratiquement à demander un incident international", a ainsi écrit l'un d'entre eux.

Et un autre: "Avec 280 caractères, maintenant Trump peut démarrer une guerre nucléaire et une guerre avec la NFL (ligue professionnelle de football américain) dans un seul tweet. Quelle époque nous vivons".

Depuis le week-end dernier, le président est en conflit contre la NFL et les joueurs qui mettent genou à terre pendant l'hymne américain, un moyen pour eux de dénoncer les violences policières contre les Noirs aux Etats-Unis. Le président américain y voit pour sa part un "manque de respect" envers le drapeau.