Il n’y a plus de papier W-C au SPF Finances !

Antoine Clevers Publié le - Mis à jour le

Insolite

À force de trop serrer la vis, on risque d’abîmer la cheville…

Les restrictions budgétaires réalisées dans les départements fédéraux sur injonction du gouvernement ont des conséquences négatives sur le fonctionnement des services. Un exemple : au SPF Finances. Où d’aucuns craignent de ne bientôt plus avoir de papier toilette…

“J’ai passé commande de papier W-C il y a quelques semaines. Je pense […] ne pas en voir la couleur ! On est proche de la rupture de stock” , commente, dépité, un inspecteur des Finances.

La DH a pris connaissance d’un e-mail envoyé fin octobre aux services provinciaux par le responsable de la division logistique Wallonie du SPF. Éloquent !

En raison des économies à réaliser, “il nous est interdit de faire la moindre dépense compressible cette année encore et la mesure est déjà étendue au début de l’année 2013” , écrit le responsable.

“Il est donc plus que probable que vous (les services locaux) devrez attendre plusieurs semaines/mois pour recevoir vos fournitures de bureau, vos fournitures de papiers sanitaires ou de papier A4, vos produits d’entretien, vos lampes et néons, vos produits pour les armoires de premiers secours, votre sel de déneigement et tout ce dont vous pourriez avoir besoin.” Tout cela parce qu’il “a été décrété en très haut lieu qu’il s’agissait d’une dépense dite compressible” .

Les difficultés sont multiples. Elles ont commencé en 2011 avec l’implémentation de FEDCOM, un programme qui vise à optimiser la gestion des dépenses des départements fédéraux.

Une série de contrôles ont ainsi été créés avant d’autoriser une dépense. Légitime. Mais le responsable dénonce la lourdeur de la procédure.

Et ce n’est pas tout. “Outre les problèmes liés à FEDCOM, de nombreuses couches ont été ajoutées ces derniers mois par les autorités budgétaires.” Toujours afin de limiter les dépenses publiques. Mais les conséquences sont de gros retards dans les délais de fourniture du matériel commandé par les services provinciaux et une atmosphère de travail qui semble se dégrader.

“Tout ne fonctionne pas parfaitement dans nos services et nous en sommes […] conscients”, conclut l’auteur du courrier. “Mais l’accumulation des bâtons que l’on nous met dans les roues ne nous aide pas à améliorer notre service, loin s’en faut.”

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