Les 10 excuses de dopés les plus farfelues

Bruno Fella Publié le - Mis à jour le

Insolite

1. C’est pas moi, c’est Pamela

Au Masters de Miami, le tennisman français Richard Gasquet est contrôlé positif à la cocaïne. Il tente le lob. Ce serait une certaine Pamela qui l’aurait contaminé accidentellement à force de "galoches" dans une boîte de nuit. La Pamela rate le smash. Ses cheveux présentent des traces de drogues au contraire de ceux du tennisman. La prise de Coke accidentelle est reconnue par la fédération internationale de tennis. Il ne tire que deux mois et demi.

2. C’est pas moi, c’est ma tante

En 2002, le cycliste italien Gilberto Simoni doit se défendre face à un test positif à la cocaïne. Premier essai : l’anesthésie chez le dentiste. Deuxième essai : une boisson aux extraits de thé. Troisième essai : des bonbons ramenés du Pérou par sa tante. Gagné à la troisième tentative !

3. C’est pas moi, c’est la bière et le sexe

Comme une fusée, le relais 4x100m américain décroche la médaille d’argent aux JO d’Atlanta, mais Dennis Mitchell présente un taux trop élevé de testostérone. Le sprinter a justifié cette poussée par l’anniversaire de sa femme : cinq bières et quatre parties de jambes en l’air, "elle méritait bien de telles faveurs !" Ça a convaincu la fédération américaine, mais pas la fédération internationale. Verdict : deux ans de suspension et il est toujours marié.

4. C’est pas moi, c’est le veau

Petr Korda, de petits yeux, des cheveux en pétard ; et il courait dans tous les sens sur les terrains de tennis. Le Tchèque avait-il une potion magique ? Positif à la nandrolone en 1998, il a expliqué qu’il mangeait certainement trop de veau élevé aux hormones. Sceptique, l’ATP a demandé une confirmation à des scientifiques. Explication possible, si le joueur avait ingurgité 40 veaux par jour durant 20 ans. Un an de suspension.

5. C’est pas moi, c’est le chien

En 2002, Frank Vandenbroucke doit descendre de son vélo, car on perquisitionne son habitation. Une belle moisson s’ensuit : EPO, amphétamines, morphine et clenbuterol. Mais, pour ce dernier, il y a une explication. En garde à vue, Frank Vandenbroucke avoue : c’est pour son chien asthmatique. Six mois et 10 000 francs suisses d’amende.

6. C’est pas moi, c’est ma belle-mère

En plein Tour de France 2002, l’épouse du coureur lituanien Raimondas Rumsas est arrêtée par la douane à l’entrée du tunnel du Mont-Blanc. On retrouve dans la voiture EPO, hormone de croissance, testostérone, anabolisants et corticoïdes. Réaction du cycliste : "Si c’est vrai qu’elle transportait cela dans son coffre, elle devra me l’expliquer quand elle sera libérée". Deuxième essai : "Les médicaments étaient pour ma belle-mère". Quatre mois de prison avec sursis pour le couple. Rien pour la belle-mère.

7. C’est pas moi, c’est ma fiancée

L’attaquant italien qui a pas mal lustré le banc de touche du Milan AC, Marco Borriello, n’a bien sûr pas pris de cortisone en 2007, comme l’a expliqué le top-modèle Belen Rodriguez : "Mon dermatologue m’a prescrit une crème pour soigner une infection et surtout m’a conseillé l’abstinence sexuelle. Mais je suis allée dormir chez Marco. Nous avons fait l’amour et il a attrapé la même infection. Je lui ai donc conseillé ma crème". Rupture, six mois de suspension et d’autres désagréments qui ont été traités médicalement.

8. C’est pas moi, enfin oui, mais pour mon pénis

Contrôlé positif à trois reprises à la DHEA (stéroïde anabolisant), le coureur de 400 m américain LaShawn Merritt a peut-être trouvé sa ligne de défense dans les spams de sa boîte mail. L’athlète aurait absorbé des médicaments en vente libre pour agrandir son pénis. Un commentaire ? "Aucune sanction ne masquera l’embarras et l’humiliation que je ressens." Il écopera tout de même de 21 mois.

9. C’est pas moi, c’est mon frère jumeau fantôme

Tour d’Espagne 2004, l’Américain Tyler Hamilton est contrôlé positif à un dopage par transfusion sanguine. Son avocat met tout sur le dos d’un frère jumeau qui aurait cohabité avec le coureur dans l’utérus de sa mère et qui expliquerait la présence de deux types de globules rouges différents. Tyler et "son frère" en ont pris pour quatre ans.

10. C’est pas moi, c’est ma femme

Positif à la nandrolone en 1996, le marcheur espagnol Daniel Plaza se présente en époux on ne peut plus attentionné, expliquant qu’il a été contaminé en "gâtant" sa femme enceinte. Deux ans de suspension, mais le marcheur a été rayé de la liste des athlètes dopés, car la femme produit effectivement la substance durant la grossesse.

Bonus. C'est pas moi, c'est la pluie

Fatima Yvelain, coureuse de semi marathon française, en a lâché une belle ! Contrôlée positive à l'EPO en juin lors du semi marathon de Perpignan, elle a expliqué pour sa défense que les pluies torrentielles de ce jour-là "ruisselant sur des déchets médicaux auraient pu polluer ses vêtements et par contact avec ses organes génitaux et ses urines", relaie vo2.fr. Autant dire que cette explication abracadabrante n'a pas convaincu le FFA.
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