Mais que fait-il au fond de la piscine ?

Rédaction Web (avec AFP) Publié le - Mis à jour le

Vidéo
Insolite

Parmi les clichés étonnants pris pendant les Jeux olympiques, il y a celui d'un homme assis dans la cavité d'une paroi du bassin de l'Aquatics Center de Londres. Qui est-il ? Que fait-il là ? De nombreuses hypothèses ont surgi de l'imagination fertile des internautes.

Certains ont pensé qu'il s'agissait d'un ramasseur de balles égaré. A moins qu'il n'exerce cette même fonction dans le cadre des compétitions de water-polo ? Peut-on réellement y croire une seconde ?

Pour d'autres, notre inconnu était un pirate qui gardait précieusement son trésor. Ouais, on peut trouver plus convaincant.

Et s'il s'agissait en fait d'un juge officiel vérifiant si les nageurs ne se donnent pas des coups ou effectuent des mouvements interdits pour gagner leur course ? Pas bête.

Mais la raison de sa présence est bien plus simple. Pour avoir droit aux magnifiques images de Michael Phelps vu d'en bas ou des spécialistes de la nage synchronisée, il fallait tout simplement aménager un espace pour placer l'appareil chargé de capturer ces instants magiques. L'homme étant le technicien devant régler celui-ci.

Mais une question nous taraude encore. Comment fait-il pour respirer ? Serait-ce un ancien spécialiste de l'apnée ? Non, il y a bien évidemment une vitre en plastique pour que notre homme puisse respirer tranquillement.

Comment sont prises les photos "sous-marines" ?

En mai 2012, une photo "sous-marine" d'une nageuse avait reçu une mention honorable dans la catégorie « Sports – action » au concours « The Best of Photo Journalism » organisé aux Etats-Unis par la National Press Photographers Association. Ce cliché est l'oeuvre de François-Xavier Marit, qui s'est spécialisé dans ce type de photographie grâce à une technique pionnière conçue en 2004.

A l'époque, Nikon, le fabricant d'appareils photo, cherchait à tester un prototype de caisson étanche pour des prises de vue "sous-marines" lors des compétitions de natation aux JO d'Athènes. Mais avant d'installer le dispositif, il fallait convaincre les organisateurs de laisser l'AFP installer un appareil photo au fond du bassin olympique. Cette autorisation sera accordée deux jours après le début des épreuves, mais n'empêchera pas les premières images "vues du fond" du fond d'être publiées au grand jour.

Mais comment sont-elles prises ? En fait, elles le sont depuis les gradins via un système télécommandé.

Pour ces JO de Londres, l’AFP a immergé deux appareils dans des caissons étanches, un dans le bassin de natation, l’autre dans celui de plongeon. L’équipement est doté d’un système permettant de programmer des angles de prises de vues ainsi que la vitesse de déplacement des nageurs, de façon à multiplier le nombre de photos possible au cours d’une même épreuve. Cette tâche est impossible à réaliser manuellement en raison de la vitesse extrêmement élevée à laquelle se déroulent la plupart des compétitions de natation.

Mais l'AFP n'est plus la seule sur le coup puisque six de ses concurrents disposent de ces appareils robotisés.

Publicité clickBoxBanner