Parfum de DSK autour de Sarkozy ?

H. Le. Publié le - Mis à jour le

Insolite Le plateau du Grand Journal de Canal+ ne s’en est toujours pas remis. Mercredi soir, alors qu’elle venait présenter son livre "Le monarque, son fils, son fief" (paru aux éditions du Moment), Marie-Célie Guillaume, directrice de cabinet de Patrick Devedjian, a affirmé que Nicolas Sarkozy aurait demandé à une élue, qui venait lui demander des fonds pour un projet dans sa ville, de lui faire “une gâterie”, peut-on lire dans La Dernière Heure.

Décrits dans le livre comme “le monarque” et “Madame de P.”, Sarkozy et l’élue de 58 ans auraient échangé quelques propos, avant que l’ex-président de la République implore l’élue d’être “gentille”, lui affirmant qu’il était “très excité sexuellement”.

“Tu vois bien que j’ai besoin de me détendre ! Allez, c’est pas grand-chose”, aurait ajouté Nicolas Sarkozy, implorant l’élue de ne pas “le laisser comme ça”.

L’auteure précise de façon laconique que “Madame de P.” aurait été “compréhensive”.

Le livre de Marie-Célie Guillaume est un des ouvrages les plus attendus de cette fin de printemps, peut-être le plus craint par l’UMP. La collaboratrice de Devedjian fait le point sur cinq années de conflits entre le “Monarque” et “l’Arménien”, son patron.

Elle revient également sur plusieurs affaires ayant fait scandale sous le quinquennat de Sarkozy, dont la proposition du nom de Jean Sarkozy (surnommé “Le dauphin”) à la tête de l’Epad.

Marie-Célie Guillaume a répété à plusieurs reprises qu’elle avait reçu des menaces claires et précises de la part du camp rapproché du Monarque.

L’auteure annonce que son ouvrage recèle quelques révélations croustillantes sur le règne de Sarkozy et reconnaît, dans la foulée, qu’elle oscille régulièrement entre la réalité et la fiction, de quoi se poser pas mal de questions sur la révélation de la “gâterie” et de rendre difficile la lecture d’un livre qui va faire le buzz et qui permet aujourd’hui au Parti socialiste, à la veille du second tour des législatives, d’oublier un peu le tweet de Valérie Trierweiler.

Hyper-président ou président normal, la distinction entre vie privée et vie publique est bien difficile pour l’hôte de l’Élysée.

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