Porter un casque avant la compétition, c'est leur choix

M-G Van Snick Publié le - Mis à jour le

Insolite

Les Jeux olympiques ont aussi leur phénomène de mode. Impossible de ne pas remarquer ces gros casques vissés sur les oreilles des nageurs avant chaque compétition. C'est comme ça que l'on peut voir Michael Phelps, l'athlète aux 22 médailles olympiques, au bord de la piscine avec ce drôle d'accoutrement sur la tête. La musique serait une manière d'évacuer tout le stress avant de plonger dans le bain. Le sportif se retrouve du coup enfermé dans sa bulle lui permettant d'augmenter ses chances de concentration.

Simple effet de mode ou réelle méthode de concentration?

Les nageurs ne sont pas les seuls à utiliser la musique comme thérapie contre le stress. Mais tout comme en athlétisme, c'est chez ces sportifs que cela se remarque le plus. La raison est simple. Contrairement au cyclisme ou au tennis, les nageurs et athlètes sont présents sur le terrain avant et après leur épreuve. A titre d'exemple, on a pu voir Usain Bolt afficher un casque imposant aux couleurs de la Jamaïque sur les bords de l'«anneau» olympique.

En effet, pour certains, le port du casque avant la compétition serait une façon d'éviter les questions et sollicitations des journalistes et de leurs fans. Si cette pratique est plus facilement tolérée dans les sports individuels, ce n'est pas le cas pour les sports d'équipes. Souvenez-vous de la polémique suscitée par les écouteurs lors de la dernière coupe du monde de football en Afrique du Sud. Les joueurs de l'équipe de France avaient été fortement critiqués car cela les isolait complètement du public qui s'était déplacé expressément pour eux.

Le porte-parole de l'équipe de natation de Grande-Bretagne, Dave Richards, confiait ses explications au journal britannique The Independent: «Tous les athlètes ont leur manière personnelle de se préparer avant une course. Certains préfèrent écouter de la musique afin de s'isoler de la foule, d'autres au contraire se nourrissent du public. Mais de toute manière, c'est leur choix!»

Où s'arrête la frontière entre la vrai concentration et la volonté marketing?

L'isolement et la concentration en musique ne sont pas nouveaux dans le milieu sportif professionnel. Sauf que avant, cela passait plus inaperçu. Exit les écouteurs discrets. Ceux-ci ont, aujourd'hui, fait place aux gros casques plus imposants et voyants les uns que les autres. Serait-ce dans un but marketing? Par exemple, l'ensemble des athlètes britanniques s'est vu offrir, avant le coup d'envoi des Jeux olympiques, les fameux casques Beat de Dr Dre aux couleurs de l'Union Jack.

Qu'écoutent-ils pour se concentrer?

Les gros casques Beat ne riment pas forcément avec le gangsta rap, Nick Dreibergent, nageur néerlandais, écouterait, selon sa fiancée, du rap hollandais avant chaque course. Il ne serait pas contre, non plus, un petit Madonna, Daft Punck ou Ben Harper. De là à écouter du Frédéric Chopin ou une composition de Claude Debussy avant de plonger dans l'eau, seuls les concernés pourraient un jour nous le dire.

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