5000 personnes dans la rue. Mais comment compter?

Jonas Legge Publié le - Mis à jour le

Société

D'après la police, 5.000 personnes ont défilé ce dimanche après-midi dans les rues de Bruxelles, à l'appel de Jean-Denis Lejeune, pour réclamer une réforme de la Justice. Mais comment évaluer le nombre de manifestants prenant part à de tels événements ?

La police place à certains endroits des "compteurs", qui sont des individus qui, comme leur nom l'indique, sont chargés de compter les participants. "Ils dénombrent combien de personnes exactement se trouvent dans les quatre premières rangées et divisent ce nombre par quatre pour obtenir une moyenne. Ensuite, ils multiplient cette moyenne par le nombre de rangées", explique Christian De Coninck, porte-parole de la police de Bruxelles. La technique serait assez précise puisque la marge d'erreur n'est que de 10%.

Ce comptage s'effectue généralement au début et à la moitié de la manifestation. Pour se faciliter la tâche, les compteurs se placent en hauteur. "Ils vont toujours essayer de trouver des endroits surélevés. Si l'événement se parcourt sur l'axe Nord-Sud de Bruxelles, ils vont se positionner dans notre bâtiment du boulevard Anspach", précise Christian De Coninck.

Le nombre de policiers chargés de ces dénombrements varie en fonction de l'ampleur de l'événement. "En moyenne, nous plaçons deux personnes, comme ce fut le cas ce dimanche. Si la manifestation est d'une plus grande importance, ça peut aller jusqu'à quatre", souligne le porte-parole. Pour évaluer l'ampleur éventuelle de ces manifestions, la police s'appuie sur son expérience. "On sait, par exemple, que s'il devait y avoir une manifestation devant l'ambassade de Chine ou du Japon pour protester contre le conflit actuel, il y aurait 20 à 30 personnes car aucune agression n'a, actuellement, été constatée dans ces pays. Par contre, si un coup de feu avait été tiré, le nombre de protestataires augmenterait sensiblement."

A l'heure actuelle, Facebook peut-il aider à évaluer l'ampleur qu'aura un rassemblement ? Christian De Coninck admet que la police regarde la quantité de personnes qui s'annoncent comme participant. Mais le décalage avec le nombre réel étant si fréquemment différent que le réseau social ne peut servir de référence.

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