Société Philippine Dolbeau a 16 ans et elle n'est pas une lycéenne française comme les autres car elle est aussi entrepreneuse.

Elle a inventé un outil technologique pour révolutionner l'appel des élèves au début de chaque cours par les professeurs. La jeune fille a baptisé cet outil "New School".

Selon elle, il était temps de réformer ce rituel, ces 2 minutes au début de chaque cours pendant lesquelles le professeur vérifie la présence de ses élèves. Deux minutes, qui, mises bout à bout sur une année scolaire, représentent "28 heures, soit une semaine et demi de cours par an", indique Philippine Dolbeau.

Le fonctionnement de l'outil est assez simple. Chaque élève est muni d'une petite puce à accrocher à son porte-clés. Le professeur, lui, installe l'application "New School" sur son smartphone ou sa tablette, qui rentre automatiquement en contact avec les puces des élèves.

En dix minutes, alors que le professeur commence son cours, l'application génère elle-même la liste des élèves présents.

Les parents prévenus des absences

Le plus incroyable dans cette création est sans aucun doute le fait que les parents d'un élève absent sont automatiquement prévenus par SMS et E-mail. L'objectif de Philippine en créant cette start-up est donc surtout de lutter contre l'absentéisme des élèves.

À terme, la lycéenne estime que "New School" pourra fournir de nouveaux services dématérialisés, comme le paiement de la cantine, l'emprunt de livres à la bibliothèque mais aussi "devenir une plateforme où enseignants et étudiants pourront partager des ressources éducatives".

L'Éducation nationale reste assez méfiante face au projet ambitieux de la Française de 16 ans mais le rectorat de Versailles a accepté de la laisser tester son produit dans trois classes.

Contactée par Apple

L'entreprise Apple a déjà contacté la jeune entrepreneuse qui a pu rencontrer quelques spécialistes à Londres en juillet dernier. "On en est ressortis avec une multitude de conseils et de projets qui vont renforcer 'New School'", expliquait Philippine à BFM Business.

En France, l'ex-Premier ministre et candidat à la primaire de la droite Alain Juppé a félicité l'initiative de cette jeune entrepreneuse sur Twitter, estimant que l'école devait "ouvrir la voie" à ce type de profil.