Société Issu d’un mélange entre un chat domestique et un chat sauvage, sa détention est officiellement interdite.

Depuis quelques années, un chat un peu particulier fait fureur auprès des amateurs de félins : il s’agit du chat Bengal. En effet, de plus en plus de personnes souhaitent en posséder un et les élevages consacrés à ce matou se multiplient à vue d’œil.

Il faut dire qu’il a fière allure, avec son aspect sauvage, son corps athlétique et sa robe tachetée ou marbrée qui le fait ressembler à un petit léopard. D’après ses partisans, le chat Bengal est également doté d’une grande sensibilité et est très attentif à l’humeur des gens qui l’entourent. Il faut toutefois pouvoir mettre le prix pour en posséder un puisqu’il peut valoir plusieurs milliers d’euros.

Il ne s’agit en effet pas de n’importe quel chat puisqu’il est issu d’un mélange entre un chat domestique et un chat-léopard, un félin sauvage qu’on trouve en Asie.


Ses origines sauvages en font donc une espèce hybride, qui est soumise à une réglementation stricte. Depuis 1986, il existe une liste des espèces qui peuvent être détenues par les particuliers et les chats Bengal n’en font pas partie. "La domestication du chat est un processus qui a pris des milliers d’années. L’éthique et le bon sens imposent de ne pas jouer aux apprentis sorciers avec l’hybridation des espèces. Ces croisements nécessitent en effet un apport régulier de spécimens sauvages prélevés dans la nature, ce qui soulève également des risques de trafic d’animaux sauvages", indique le ministre wallon du Bien-être animal, Carlo Di Antonio (cdH).

Une procédure administrative permet cependant de posséder ces animaux. "Elle est destinée aux personnes qui peuvent faire la preuve d’une motivation sérieuse, d’une compétence et d’une bonne documentation sur l’espèce ainsi que d’un hébergement adéquat des animaux", indique le ministère.

Les éleveurs ou particuliers qui détiennent ou souhaitent en détenir un doivent disposer d’un agrément accordé par le ministère du Bien-être animal. Pour des particuliers qui souhaitent obtenir des chats de la cinquième génération, un agrément light est prévu par le ministère.

Contrairement à ce que disaient des rumeurs diffusées depuis plusieurs semaines, aucun chat ne sera cependant saisi chez des particuliers wallons, à moins que leurs conditions de détention n’aillent pas à l’encontre du bien-être de l’animal.