Société La loi impose certaines mesures aux employeurs selon la température et la pénébilité du métier.

Le thermomètre dépasse les 30°C cette semaine. Avec de telles températures, ouvriers et employés peuvent être empêchés d’accomplir leurs tâches dans des conditions acceptables. En cas de température trop élevée, la loi belge oblige l’employeur à prendre certaines mesures destinées à réduire les inconvénients liés à l’excès de chaleur sur le lieu de travail.

"Il faut toutefois attirer l’attention sur le fait que la chaleur excessive d’origine climatique est mesurée au moyen d’un thermomètre globe humide" , explique le SPF Emploi. "Ce thermomètre prend en compte d’autres données que la chaleur, comme le degré d’humidité ou la radiation thermique - la vitesse avec laquelle l’air se déplace -, ce qui signifie que pour atteindre 30° au thermomètre globe humide, il faut atteindre des températures sensiblement plus élevées sur un thermomètre ordinaire."

D’après le Syndicat neutre pour indépendants (SNI), "le résultat de ce thermomètre est souvent 5°C plus bas que la température affichée sur un thermomètre ordinaire. La valeur maximale, où une intervention est nécessaire, n’est pas la même pour tous les travailleurs. La limite maximale se trouve à 18 WBGT (Wet Bulb Globe Temperature) pour celui qui effectue des lourds et pénibles travaux. Celui qui effectue du travail de bureau ne peut faire appel à ces mesures anti-caniculaires à 29 WBGT, mesurés grâce au thermomètre-globe. En d’autres mots, la température doit s’élever à 34 degrés avant qu’une intervention soit nécessaire."

Plus en détail, l’employeur devra prendre des mesures spécifiques lorsque la température dépasse 29°C pour une charge physique de travail légère, 26°C pour une charge physique de travail moyenne, 22°C pour une charge physique de travail lourde et 18°C pour une charge de travail très lourde. Parmi ces mesures : protéger les travailleurs du rayonnement solaire direct, assurer la distribution de boissons rafraîchissantes, installer des dispositifs de ventilation artificielle.

"Si les travailleurs estiment que des mesures tardent à être prises, ils peuvent saisir le comité de prévention et de protection au travail ou interpeller le médecin du travail."