Choisir le prénom de son enfant... Il y a des règles à respecter!

M-G Van Snick (st) Publié le - Mis à jour le

Société

Avec plus de 127.000 naissances enregistrées en 2009 selon les derniers chiffres officiels du gouvernement belge, la question des prénoms à accorder à un nouveau-né semble évidente pour certains. Or, il existe certaines contraintes en la matière.

Si vous allez accueillir un petit bout de chou d'ici peu, vous savez peut-être déjà comment vous allez le prénommer. L'attribution d'un prénom est régie par la loi du pays dont l'enfant a la nationalité. En droit belge, il n'y a pas vraiment de législation contraignante à ce sujet. Les parents sont libres de prénommer leur progéniture comme ils l'entendent. Une liberté totale, pas complètement! En Belgique c'est l'officier de l'État civil qui fait foi d'autorité. Celui-ci est le seul à pouvoir accepter ou non tel ou tel prénom.

Cependant, certaines règles, presque évidentes, sont à respecter. Les prénoms prêtant à une confusion des genres (exemple: un prénom 100% féminin attribué à un garçon); ceux ridicules, absurdes voir scandaleux pouvant nuire à l'enfant (exemple: Mégane Renault); ceux pouvant causer un préjudice à un tiers (un nom de famille existant choisi comme prénom pour un enfant, bien qu'il soit inhabituel), sont les trois situations entraînant un refus quasi automatique. Mais cela reste assez aléatoire et subjectif. Les parents ont le droit de contester et de faire appel en justice de cette décision. La justice mettra tout en œuvre pour le bien de l'enfant. Le prénom n'est pas un détail. Il est comme une marque indélébile que l'on garde toute sa vie.

Un, deux ou dix prénoms?

« Veillez aussi à ce que votre enfant n'ait pas trop de prénoms ». Voilà ce que l'on peut lire sur le portail des services publics belges des familles. Cette recommandation est assez floue. Nous avons contacté l'Office de la naissance et de l'enfance (ONE) pour en savoir plus. Pour ces derniers aussi, ce n'est pas claire. En Belgique, il n'y a pas de législation sur un nombre précis à donner à son enfant. En moyenne, une personne en possède quatre, voir cinq, mais rarement plus. Après le premier prénom, composé ou non, suivent souvent les prénoms des parrains – marraines et/ou celui des grands-parents.

Les prénoms aussi victimes de la mode

En 2011, avec le mariage princier britannique, beaucoup de petites filles nées à cette époque se sont appelées Pippa, en référence à Pippa Middleton, la belle sœur du futur roi d'Angleterre. Les prénoms suivent donc l'actualité. Rappelez-vous, dans les années 90, Brandon, Kelly et autres personnages de séries télévisées, étaient courants. Mais les Marie, Valérie, Nicolas ou François restent des indémodables.

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