Société
Harvey et Irma Schluter ont respectivement 104 et 92 ans... dont 75 ans passés à deux. Et ils se demandent comment le hasard a fait qu'ils possèdent le même nom que les ouragans.

Ils se souviennent avec grande précision des grands événements de l'histoire du XXe siècle aux Etats-Unis, note le New-York Times qui les a rencontrés. Mais ce dont ils se souviendront encore plus précisément, c'est que leurs prénoms sont les mêmes que les deux ouragans qui dévastent le continent américain depuis quelques jours : Harvey et Irma. Et tout cela est bien dû au hasard.

"Je ne sais pas comme ils ont fait ça, d'avoir Harvey et Irma", expliquait Irma mercredi dernier au journal. "Je ne sais même pas comment ils choisissent ces noms !"

Et pourtant, si c'est bien dû au hasard, il y a une logique derrière l'attribution des noms des ouragans. Depuis 1979, l' Organisation Météorologique Mondiale attribue à tour de rôle un prénom masculin puis féminin aux ouragans et ce, selon une liste alphabétique. Et l'organisation prend soin de toujours choisir les prénoms dans l'ordre de cette liste. Ainsi, après la lettre H pour Harvey, on est passé à la lettre I pour Irma. Une exception à cela : les noms des ouragans très dévastateurs ou meurtriers sont retirés de la liste et remplacés par un autre prénom mais commençant par la même lettre. De ce fait, on peut prévoir que les petits ouragans de 2017 qui n'ont, pour ainsi dire, presque pas été relevés par la presse internationale seront réattribués aux ouragans de 2023.

Concernant Harvey et Irma, la logique est la même. Harvey fut utilisé pour la première fois en 1981, puis encore à six occasions par la suite. Le prénom qui suivait à chaque fois Harvey dans la liste était Irene. La tempête qui a frappé les îles françaises samedi et la Floride ce dimanche aurait donc dû s'appeler Irène et non Irma... si seulement Irene n'avait pas aussi été le nom d'un ouragan meurtrier en 2011. Irene a donc été remplacé par Irma. En ce qui concerne les prénoms Harvey et Irma, ils ne devraient plus jamais être attribués à des ouragans dans le futur.