Société

Premier président à opter pour DS (sans Citroën), premier président à choisir un SUV : la DS7 Crossback dans laquelle Macron a défilé hier dit beaucoup du Chef d'Etat qu'il veut être. Retour sur les voitures des présidents français, depuis Le Général.

L'importance économique du couple franco-allemand a ses limites. Aussi proeuropéen et enclin à travailler main dans la main avec Madame Merkel soit-il, le président français Emmanuel Macron, investi ce dimanche, ne pouvait décemment pas opter pour un carosse siglé BMW, Audi ou Mercedes ! Tradition française oblige, il a opté pour une marque hexagonale, et un modèle qui sera produit à Mulhouse.

Mais à plus jeune président de la cinquième République, plus jeune constructeur auto : Emmanuel Macron a marqué son accord pour le modèle le plus luxueux de chez DS Automobiles, constructeur affranchi se sa marque mère, Citroën (bien qu'il fasse toujours partie du groupe PSA). C'est en effet pour la DS7 Crossback que l'homme fort de l'Elysee a opté pour la symbolique remontée des Champs de son investiture. Une auto dont le modèle de série n'est pas attendu sur nos routes avant janvier 2018, et dont le ticket d'entrée sera sans doute situé autour des 30.000 €.

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Un SUV, symbole de modernité

Ce n'est donc pas dans la traditionnelle triplette Citroën - Peugeot - Renault que le président progressiste a été faire ses emplettes. Autre grande première : le leader du mouvement en Marche ! est le premier président à s'être déplacé, à titre officiel, en SUV ! C'est que les ventes de ces faux 4X4 pèsent pour près de 25% des immatriculations françaises (et Belges) en 2016 : peu ou prou le score de Macron au premier tour. Et surtout de quoi lui assurer une symbolique de modernité et de renouveau qui lui tient fort à cœur.

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La marque DS, qui se veut le symbole de l'art de vivre, et du luxe à la française, a surtout gagné les cœurs du public avec sa resucée très funky de la DS3 sortie il y a quelques années et produite à plus de 400.000 exemplaires. Elle avait propulsé la tendance de la personnalisation dans l'automobile.

Une motorisation non-écologique

En revanche, au même titre qu'il n'avait pipé mot d'écologie lors du débat d'entre deux-tours face à Marine Le Pen, le président Macron ne s'est pas déplacé dans un véhicule à motorisation verte ou hybride : la DS7 Crossback présidentielle était alimentée par un bloc moteur tout à fait classique.

Durant son mandat, on verra toutefois plus Emmanuel Macron à bord d'une Renault Espace blindée d'une valeur de 200.000 €, à même de résister à des tirs de kalachnikov.

Si l'on dit parfois que la voiture présidentielle dit beaucoup du président, vous souvenez vous des automobiles présidentielles conduites jusqu'ici ?

Les voitures des présidents français

Le général Charles De Gaulle, lui, ne jurait que par les DS de Citröen, depuis qu'une DS 19 lui avait sauvé la vie lors de l'attentat du Petit-Clamart… S'il fut investi à bord d'une Citroën 15/6 H carrossée par Henri Chapron, la voiture la plus mythique de ses mandats fut toutefois la Citroën DS 19 découvrable, qui intégra la flotte présidentielle au moment même où De Gaulle fit instaurer le suffrage universel, en 1962.

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Le Président Georges Pompidou, amateur de voitures sportives (il avait une Porsche, qu'il prit grand soin de ne jamais conduire en public), apparut souvent dans une Citroën SM Présidentielle avec moteur Maserati, un landaulet dessiné et construit par le carrossier Henri Chapron (toujours lui).

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Valéry Giscard D'Estaing, indécrottable conducteur d'une Peugeot 604 (devant laquelle il pose ici, devant l'Elysée), fut contraint de troquer ce modèle par une Citroën CX en cours de septennat.

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C'est à l'arrière de sa Renault 30 V6 qu'apparut François Mitterand le jour de sa première victoire à la présidentielle Pour son investiture, sur les Champs, il était sis à l'arrière d'une Citroën SM présidentielle. Il quittera l'Elysee, en 1995, au terme de son deuxième septennant, en Citroën XM (image ci-dessous).

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Jacques Chirac, en 1995, opta pour la carte de la tradition en défilant dans la Citröen SM présidentielle que Geeorges Pompidou avait choisi avant lui. Durant son mandat, il de déplace respectivement en Renault Safrane, Peugeot 607 et Citroën C6.

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C'est à bord d'un modèle singulier et unique, pensé par Peugeot, que Nicolas Sarkozy sera investi en 2007 : la 607 Paladine et son toit arrière rigide escamotable. Le président Sarkozy se déplaçait également en Citröen C6 et Renault Vel Satis blindée.

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François Hollande, en 2012, est investi dans une Citreën DS5 à motorisation hybride. A l'époque, DS ne vole pas encore sous se spropres ailes, mais sous l'égide de sa marque mère, Citroën. La banquette arrière de ce bvéhicule resté unique est encore trempée des pluies diluviennes qui avaient douché le début de mandat du président normal… Durant son quinquennant, Hollande fut amené à se déplacer dans la C6 de son devancier, mais éalement dans la nouvelle Renault Espace, depuis l'an dernier.

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