Société

Les pompes funèbres figurent parmi ces métiers qui subsistent en dehors du flot sans cesse davantage charriant des avancées technologiques. Derrière la devanture vitrée, le haut comptoir des "Funérailles Michel" cache même les quelques appareils électroniques que sont les téléphones ou ordinateurs. Seule une photocopieuse-scanner offre, au balayage du regard, un élément typique du 21e siècle. Perforatrices, agrafeuses, chemises en plastique, corbeilles à courrier, sans parler des innombrables classeurs soigneusement alignés sur des étagères trahissent immédiatement l’activité administrative qui se déroule dans cette entreprise.

C’est ici, à 300 mètres de l'hôtel communal de Schaerbeek, que les familles appellent pour signaler un décès. Un délégué se rend alors auprès des proches pour fixer moult détails : enterrement civil ou religieux, incinération ou inhumation, présence ou non de nécrologie dans les journaux,… Suivent d’autres démarches comme déclarer le décès à la commune, prévenir clergé et cimetière, commander cercueil et fleurs, prévoir la mise en bière ou réserver personnel et corbillard pour l’enterrement.

"Il faut être extrêmement précis et tout vérifier. Dans ce métier, c'est toujours une catastrophe quand survient une erreur ou un oubli. D'autant que les gens sont très susceptibles, stressés par cette période", signale Roland Michel. Le responsable des pompes funèbres qui portent son nom prend en exemples "un curé qui oublie la messe" ou "un caveau qui n'est pas ouvert suite à un oubli de l'administration communale". "Nous avons déjà vécu de telles situations", maugrée cet homme qui a conservé le regard malicieux.

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