Société Incontournable de la communication 2.0, l'emoji est célébré ce lundi dans le cadre du World Emoji Day. L'occasion de revenir sur ce phénomène de mode, qui a, en outre, modifié les rapports sociaux.

Une publication avec ou sans ces illustrations ne sera pas reçu de la même manière. Ainsi, l'absence d'emojis peut renvoyer à plus de sérieux, comme à un comportement assez distant. Susceptible de délivrer le moindre message et la moindre émotion par une simple image, cet outil n'en reste pas moins ambigu. Car si certains des emojis sont particulièrement univoques, d'autres restent encore des mystères et suscitent bien des discussions quant à leur interprêtation, dont certains adeptes usent bien volontiers pour diverses raisons. Le double sens implicite, sexuel ou critique, constitue un procédé régulièrement utilisé pour détourner la signification première des emojis. C'est pourquoi, au cours des dernières années, leur emploi a connu une croissance exponentielle. De 2015 à 2016, une augmentation de plus de 135% a été enregistrée dans l'usage des figurines virtuelles.

Au classement des pictogrammes les plus utilisés, on retouve globalement des attitudes positives, comme l'éclat de rire, l'amour, le baiser ou encore la joie. Mais l'analyse sociale permise par l'usage des emojis ne s'arrête pas là. Ainsi peut-on constater, par exemple, que ce sont les pays latins, le Mexique, le Brésil, l'Espagne et l'Italie, qui font le plus usage des baisers ou des yeux amoureux.

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Avec près de soixante millions d'emojis envoyés quotidiennent sur Facebook, et plus de cinq milliards par jour sur Messenger, l'emoji a la cote et de plus en plus de personnes et d'institutions succombent à cette tendance pour informer sur leurs comptes Facebook, Twitter, etc. Après les coussins et autres pancartes, la folie des emojis n'est pas prête de s'arrêter, et un film ( The Emoji Movie) est même prévu cet été à la gloire de ces smileys.