La poignée de main: bien plus qu’un simple geste !

Ewa Kuczynski, de la rédaction d'Essentielle.be Publié le - Mis à jour le

Société Considérée aujourd’hui comme un « must have » du « body language », la poignée de main illustre une des plus fortes relations de notre époque : celle entre communication et société.

Un être humain serre en moyenne plus de 10 000 mains dans une vie. La Dernière Heure revient sur l'origine de cette coutume.

Un « laisser-passer » d’antan

A l’époque, lorsque deux personnes se rencontraient, chacune tendait sa main droite vers l’autre pour lui montrer qu’elle n’était pas armée. Les soldats romains, qui cachaient souvent un poignard dans leur manche, avaient pour habitude de se serrer l’avant-bras lorsqu’ils se rencontraient. Il s’agissait alors d’une manière de montrer « patte blanche » avant d’entamer tout dialogue. Petit à petit, la tradition a laissé place à la modernité : en 2012, serrer la main d’une personne, représente avant tout, un signe d’appartenance à un groupe social.

Une tradition perpétrée dans le monde

Si la culture influe sur les plats et les traditions, elle n’en oublie pas pour autant les poignées de mains! En Chine et au Japon, on s’inclinera légèrement et on vous fera un signe de tête. En Belgique comme en France, ou encore, en Nouvelle-Zélande, il est important d’accompagner votre poignée de main d’un contact visuel, qu’il soit long ou bref.

Une petite analyse…

Certes, lors de dîners d’affaires ou de réunions, les poignées de mains ne nous échappent pas! Profitez des ces instants « protocolaires » pour découvrir la personne à laquelle vous avez affaire !

En effet, vous constaterez qu’une main dominante, signe du caractère fort de votre interlocuteur, sera orientée vers le bas. Si celui-ci pose sa main gauche sur votre épaule en même temps, cela implique qu’il vous considère comme inférieur à lui. En revanche, une main présentée au-dessus de la vôtre, représente la soumission. Si votre partenaire place sa main au même niveau que la votre, heureusement pour vous, il s’apprête à entamer un dialogue d’égal à égal.

D’après les recherches de plusieurs comportementalistes, une poignée molle indiquerait un refus de s’engager dans une conversation, un manque d’intérêt. Une main fuyante, quant à elle, révèlerait un sentiment d’hypocrisie. Enfin, méfiez-vous des personnes qui utilisent leur deux mains pour vous saluer, il s’agirait d’une simulation amicale.

Une poignée parfaite ?

D’après Geoffrey Beattie, professeur à l’Université de Manchester, une poignée de main irréprochable serait « la main à mi-chemin entre vous et l’autre personne, une paume douce et sèche, une pression ferme, (mais pas trop), trois mouvements d’une vigueur moyenne et d’une durée inférieure à deux ou trois secondes, le tout accompagné d’un regard et d’un sourire. »

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