Société Il contribue au déclin de plusieurs espèces animales sauvages.

Quoi de plus banal dans notre pays que posséder un chat ? D’après les chiffres du SPF Economie, l’ensemble des ménages belges en compte plus de deux millions et ce chiffre augmente de six pour cent chaque année en moyenne.

C’est en Région wallonne que les minets sont les plus populaires : près d’un ménage sur trois en possède au moins un pour un total de près de 900.000 félidés.

Il n’est donc pas étonnant que la présence massive de ces animaux dans notre pays ait des conséquences importantes pour la nature. À tel point que certaines associations les considèrent comme l’espèce la plus dangereuse pour la biodiversité.

Le chat est un carnivore strict excellant dans la chasse de petits animaux. Chez le chat domestique, la chasse n’est pas liée à un besoin alimentaire, ce qui signifie que, même nourri par son maître, il ne se privera pas de chasser de petits animaux. Il chasse par jeu, ce qui le rend particulièrement redoutable.

Tous les chats ne sont heureusement pas de grands chasseurs.

D’après les observations de scientifiques, les chats dont la mère est une grande chasseuse ont beaucoup plus de chances de chasser à leur tour.

Le félin s’attaque aux oiseaux, aux petits mammifères comme les campagnols et les mulots, aux batraciens et même aux reptiles.

Le rayon d’action d’un chat domestique varie entre 600 et 1.800 mètres autour du domicile de son maître mais est en général beaucoup plus limité.

L’effet des chats sur la faune sauvage est difficile à quantifier étant donné sa présence de longue date sur notre territoire mais des études ont été menées sur des milieux insulaires où ils ont été introduits plus récemment et là, le constat est sans appel : au large du Mexique et des Caraïbes notamment, ils ont entraîné le déclin de plusieurs espèces d’oiseaux marins et de reptiles.

Parmi les victimes du chat domestique : le chat sauvage, également appelé chat sylvestre, occupe une place bien particulière. Le chat sauvage et le chat domestique sont de proches cousins, capables de se reproduire entre eux.

Chez nous, les faibles populations de chats sauvages sont directement menacées par l’hybridation avec le chat domestique.