Société

Après les longs dîners de famille à écouter votre oncle Jean vous harceler de questions déplacées sur votre vie sentimentale, rien de tel que de se reposer quelques instants chez soi, d’allumer la télévision ou de regarder votre série préférée sur votre ordinateur. 

Pourtant, même blottie sous notre plaid préféré, on ne nous laisse pas de répit. Les publicités présentant des tests de grossesse ou des petits pots pour bébés rappelleront à celles qui n’en veulent pas qu’il s’agit d’une étape nécessaire à la concrétisation d’une vie de femme. Ils seront également une piqûre de rappel douloureuse pour celles qui ne peuvent simplement pas en concevoir, ou ont des difficultés à tomber enceinte. Quoi qu’il en soit, ces publicités qui passent à la télévision et qui sont souvent d’une niaiserie sans nom, sont destinées à un public large. Elles sont visionnées tant par des femmes que des hommes, de tout âge.

Mais elles ont également envahi la toile. Elles nous sont souvent imposées avant de visionner une vidéo sur des plateformes telles que Youtube ou encore Dailymotion. Contrairement à la télévision, ces publicités d’une quinzaine de secondes ne seront jamais proposées aux hommes. En effet, les données personnelles que nous fournissons inconsciemment sur Internet ainsi que les contenus que nous visionnons sur nos ordinateurs permettent d’établir notre profil. Le moteur de recherche Google détermine alors notre sexe et notre âge et n’hésite pas à vendre ces données à des entreprises qui les utiliseront pour atteindre directement leur public-cible. Les publicités pour des tests de grossesse nous serons alors proposées et ce, dès notre majorité. Cette propagande moderne répercutée par les médias prend alors le relais des proches, dans le but de reproduire le schéma traditionnel de vie et nous faire entrer dans le moule.