Qui sont ces séducteurs compulsifs?

Stéphanie Carion Publié le - Mis à jour le

Société

Depuis un an, le scandale DSK défraie la chronique. Si on savait Dominique Strauss-Khan « séducteur », personne (ou presque) ne s’imaginait qu’il serait un jour accusé de crime sexuel. Qui sont ces fameux dragueurs compulsifs?

La séduction fait partie de notre quotidien. Elle se retrouve dans tous les aspects de la vie, que ce soit au travail, dès l’enfance, dans les rapports amoureux ou/et sexuels. Mais, outre ce phénomène banal, il existe des personnes atteintes de « séduction pathologique ». Ces « chasseurs » ne peuvent s’empêcher d’être à la recherche de partenaires. Comme l’a expliqué le psychiatre Laurent Karila dans une interview au Nouvel Observateur, ces personnes perçoivent l’autre comme un objet qui s’apparente à la drogue, un objet que l’on utilise avant de jeter. Certains ne passent pas à l’acte, d’autres font l’amour avec leur « proie ». Une fois qu’ils obtiennent ce qu’ils cherchent, ils ne ressentent plus rien.

Dans le Figaro, le Dr Roland Coutanceau a expliqué que le séducteur compulsif est esclave de ses fantasmes, de ses pulsions, si bien qu’il ne peut plus mener une vie normale. Parfois, sa « proie » lui résiste. Le « Don Juan » ne comprend pas, vu qu’il obtient généralement ce qu’il veut. Certains n’acceptent pas la résistance. D’autres recherchent justement l’inaccessibilité, c’est ce qui les attire. Mais inconsciemment « cette passion » s’arrêtera au moment où ils auront réussi à conclure.

Le séducteur compulsif n’est que très rarement un violeur en puissance. Souvent, il ne passe même pas à l’acte. Mais c’est avant tout une personne qui souffre d’une addiction. Aux Etats-Unis, il existe des cliniques spécialisées ou des centres de désintoxication pour ce genre de trouble.

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