Par Oziris, ils sont fous, ces pharaons !

Christian Laporte Publié le - Mis à jour le

Voyage

C'était une attraction très, très attendue... On en veut pour preuve le maxi-sprint entrepris par des dizaines, voire même des centaines de visiteurs du parc Astérix, à la minute même où s’ouvraient enfin ses portes et où débutait sa saison 2012, le samedi de Pâques.

Pas de doute : le nouvel espace égyptien - et plus particulièrement l’Oziris, un "inverted coaster" de la dernière génération - est appelé à connaître une belle carrière et contribuera sans nul doute à réaliser l’objectif de l’année : attirer 2,2 millions de visiteurs.

Et pourtant, par Toutatis, ils sont vraiment fous, ces Egyptiens ! Bigre ! S’embarquer pour deux minutes et demie pour dix figures plus extrêmes les unes que les autres, dont cinq inversions, et ce, à une hauteur de 40 mètres avec une pointe à 90 km/h, nécessiterait sans doute d’avaler quelques fioles de potion magique, mais demande surtout un estomac bien accroché et pas l’ombre d’un stress panique.

Et pourtant, à interpeller celles et ceux qui (s’)en sont sortis sans apparemment de réels dommages, cela a l’air moins terrible qu’il n’y paraît.

Saluons en tout cas la finition de ce bel ouvrage qui a fait appel, les spécialistes s’y retrouveront , à Bolliger & Mabillard, où l’on a non seulement veillé à une sécurité optimale, mais où l’attraction est de fait fortement thématisée et sécurisée.

Tout cela dans une ambiance aussi envoûtante qu’inquiétante, et ce, dès la salle d’embarquement. A l’évidence, une attraction qui ne connaîtra pas vraiment de temps morts pendant la saison

Comme toujours au Parc Astérix, le décor a été particulièrement choyé, mais en pensant aux amateurs de sensations fortes, les responsables n’ont pas oublié pour autant les plus jeunes qui se voient proposer un embarquement pour la carrière de Numérobis.

Et comme l’Egypte, dans l’univers d’Astérix, ne manque pas d’atouts, gageons que cet espace se développera encore dans les années à venir, tout comme on a mis le paquet pour les espaces romain, grec, viking, etc. On a, en tout cas, mis les petits plats dans les grands : l’investissement s’est élevé à 20 millions d’euros, et il a fallu deux ans de travaux intensifs avec plus de 300 hommes et 30 corps de métiers différents pour le concrétiser.

Le jeu en vaut la chandelle, puisque, comme partout ailleurs dans le parc, l’esprit de la bande dessinée a été respecté à la lettre.

Mais "Oziris" et la nouvelle section égyptienne ne sont qu’une étape pour les amateurs de sensations en tous sens. S’il faut sans doute deux jours pour faire le tour de toutes les attractions, il est possible d’en boucler une dizaine, et non des moindres, en une petite journée.

Sans jamais se lasser à en juger par la mine réjouie de Charles et de Morgane, les deux grands jeunes qui nous ont accompagnés au Parc et qui ont testé moult attractions, où le "fun" le dispute à de fortes montées d’adrénaline.

Mais entre ces découvertes de sensations - où une discrète surveillance des services de sécurité rassurera si besoin en était encore les plus craintifs -, l’on ne saurait assez conseiller de visiter aussi les spectacles.

Dans le village grec, les dauphins et leurs maîtres-soigneurs-dresseurs valent le détour au théâtre de Poséidon, à condition de ne pas s’asseoir trop près du bord de la piscine - car les dauphins ont l’esprit mutin

Autre "must" : le recrutement des légionnaires romains dans les arènes. Pendant une demi-heure, c’est une succession de gags, plus inattendus les uns que les autres, mais aussi un spectacle de cirque avec des acrobates et des voltigeurs qui n’ont vraiment pas froid aux yeux. Le tout mâtiné d’une très solide dose d’humour gaulois.

C’est cela aussi le Parc Astérix : il y a les attractions et un charmant accueil personnalisé, mais surtout énormément de bonne humeur et de rires à répétition au premier, au second et même au troisième degré. Logique : cela fit partie du cahier des charges du Parc Astérix.

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