L’ajout d’un moteur électrique aux côtés du moteur à essence rend chaque goutte de carburant plus efficace
La voiture hybride répond à deux problèmes majeurs du début du XXIe siècle : l’inexorable appauvrissement des réserves mondiales de pétrole, responsable de la hausse vertigineuse des prix à la pompe, et le réchauffement de la planète, dû à l’effet de serre provoqué par le CO2 craché par les pots d’échappement de nos voitures.
En associant un moteur électrique au moteur à essence (appelé aussi moteur thermique), la voiture hybride permet d’augmenter le rendement énergétique de l’essence embarquée et par conséquent d’abaisser sa consommation.
Le moteur à essence d’une voiture conventionnelle est construit en fonction d’une puissance maximale à atteindre et non en fonction d’une puissance moyenne réclamée par la voiture dans les déplacements quotidiens. C’est un peu comme en F1. On crée des bolides pour qu’ils puissent atteindre des puissances de plusieurs centaines de chevaux et des vitesses de pointe de plus de 300 km/h, pas pour qu’ils roulent pendant dix ans à du 100 km/h sur la E411. Mais si une F1 roule toujours à la limite, il n’en va pas de même d’une voiture classique. En fait, l’écrasante majorité des conducteurs n’utilisent leur moteur au maximum de sa puissance que moins de 1% du temps. Pendant les 99% restants, les conducteurs gaspillent de l’essence en roulant dans des circonstances où le rendement du moteur est faible.
L’apport d’un moteur électrique et d’une batterie aux côtés du moteur à essence permet de diminuer drastiquement ce gaspillage.
Comment ? De plusieurs façons, selon les circonstances.
On l’a dit plus haut, le moteur à essence est conçu en fonction d’une puissance maximale. Lorsque le véhicule roule à faible vitesse ou au ralenti, comme en ville par exemple, son rendement est très faible et l’essence consommée ne sert presque à rien. Afin d’éviter ce gaspillage, le véhicule hybride coupe automatiquement le moteur à essence et utilise exclusivement son moteur électrique. Il en ira de même quand la voiture est à l’arrêt, comme dans les bouchons de début et de fin de journée.
Le rendement de l’essence est également affaibli quand une voiture freine ou décélère. Dans ces circonstances, l’énergie cinétique, qui fait avancer la voiture, est perdue sous forme de chaleur. Dans une voiture hybride, une partie de cette énergie cinétique est récupérée sous forme d’énergie électrique par le générateur et sert à recharger la batterie. Cette dernière servira à alimenter le moteur électrique lorsque le moteur à essence sera coupé, par exemple à l’arrêt.
Le rendement du moteur essence n’est vraiment bon que lorsque la voiture roule en vitesse de croisière, sur une route dégagée par exemple. Dans ce cas, c’est le moteur à essence qui fait avancer la voiture. Il alimente aussi le générateur qui active le moteur électrique (les moteurs électriques dans le cas de la Lexus RX400h) et charge la batterie si nécessaire.
Enfin, il existe des situations où moteur à essence et moteur(s) électrique(s) travaillent vraiment ensemble. Lorsque la voiture nécessite une puissance particulièrement élevée, lors d’une forte accélération ou une montée en côte par exemple, le(s) moteur(s) électriques viennent aider le moteur à essence pour une puissance accrue et une efficacité optimale.
Les voitures hybrides, en particulier le modèle haute performance Lexus RX400h, disposent d’une véritable « intelligence » embarquée au service d’un rendement optimal du carburant et donc aussi au service d’une atmosphère moins polluée. Les passages de l’essence à l’électricité ou à une combinaison des deux sources d’énergie se font automatiquement et en souplesse. Ce fonctionnement, qui garantit confort et rendement, fait de la voiture hybride la solution actuelle la plus crédible face à l’appauvrissement en pétrole et le réchauffement climatique de la planète.
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