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Carrément Bon : La boulangerie-pâtisserie qui mise sur la passion du goût

Carrément Bon - Partner Content Publié le - Mis à jour le

Entreprises

Ce qui fait la renommée de Carrément Bon, c’est la pâtisserie d’excellence et la boulangerie de tradition. Un statut d’artisan que Florence Fernémont défend depuis 2004.

Dans ses cinq boutiques réparties dans la région de Namur, l’entreprise propose des produits de la plus haute qualité gustative : pains à fermentation lente, tartes, viennoiseries 100% maison, pâtisserie fine, traiteur/sandwicherie fine, chocolat, confiserie, et les fameux macarons que l’entreprise a contribué à introduire. « Nous nous adressons à une clientèle exigeante, amatrice d’un produit local et de bien-manger, sensible au goût de la tradition et aux valeurs artisanales. Nous avons la fierté de pouvoir affirmer que nos produits sont entièrement fabriqués par nos soins, par une équipe de professionnels motivés et très compétents », démarre Florence Fernémont, fondatrice de l’entreprise.

La General Manager pourrait parler pendant des heures de goût, de créativité et de passion. Des mots qui constituent le fil rouge de cette PME qu’elle fait grandir depuis 2004. « Le goût et le plaisir sont au cœur de tout produit et chacun dans l’entreprise gravite autour. Cela implique une remise en question permanente. Nous n’arrêtons par exemple jamais de réévaluer nos matières premières, de rechercher de la qualité supérieure. »

Après la pub, le chocolat

Pour l’entrepreneure, la pâtisserie est le fruit d’un virage à 180°. Pendant plus de dix ans, elle a fait la navette vers Bruxelles avec sa casquette de directrice de clientèle dans une grande agence de publicité. « Je nourrissais cependant l’envie de créer mon propre projet dans le chocolat, une passion », raconte-t-elle. L’opportunité de reprendre une boulangerie/pâtisserie existante à Namur s’est présentée. Après mûre réflexion, elle a décidé de laisser derrière elle le confort d’une vie de salariée. « Je me suis lancée avec pour objectif de faire grandir et de développer le savoir-faire existant. Ce qui me motivait ? Manager ce projet dans un secteur créatif et dynamique, et lié au bien-manger et au bon. » Carrément Bon était née.

Hiérarchie circulaire

Florence Fernémont ne cache pas qu’au début, elle a dû faire sa place dans une équipe qui se demandait un peu ce que venait faire cette « femme-qui-n’y-connaissait-rien-en-pâtisserie » dans l’affaire. Son inexpérience de départ a sans doute été, justement, un atout pour le projet. « Comme je ne suis pas pâtissière à la base, je me suis très vite appuyée sur l’équipe en mettant en place une configuration circulaire plutôt que pyramidale. Chacun apporte ses compétences et Carrément Bon est un véritable projet collectif. » C’est pour elle un élément de différenciation important.

« Dans le même ordre d’idée, je veille en permanence à ce que les actions de tous aient du sens. Je dis par exemple toujours à mes équipes de vente qu’elles ne sont pas là pour mettre deux croissants dans un sachet mais pour être les ambassadeurs de ce qui se fait en atelier. Les boulangers, les pâtissiers, les collaborateurs à la vente, les transporteurs, les gestionnaires… Chacun apporte quotidiennement sa pierre à l’édifice », ajoute-t-elle.

Métiers en pénurie

Le personnel constitue l’enjeu majeur d’une PME comme Carrément Bon. « Dans notre domaine, le personnel qualifié fait partie des métiers en pénurie. C’est un beau métier mais sans doute que le mode de vie particulier est un frein pour beaucoup. Or le renouvellement des compétences boulangères et pâtissières est nécessaire. »

Pour l’entrepreneure, un coup de pouce des pouvoirs politiques serait utile pour revaloriser l’artisanat. « Et aussi lui donner un peu d’air car en lui imposant les mêmes normes que l’industrie, on va finir par le casser. »

L’artisanat n’est pas une question de taille

D’autant qu’une entreprise comme Carrément Bon évolue dans un contexte particulièrement concurrentiel. « Nous devons nous battre contre l’envahissement des produits industriels et lutter contre la prise de parts de marché par la grande distribution, défendre notre présence sur le marché local et durable aux côtés des nouveaux acteurs tout en assurant la rentabilité d’une structure artisanale à haut niveau de main-d’œuvre. » Malgré le fait d’avoir ouvert cinq boutiques, Florence Fernémont revendique son statut d’artisan. « L’artisanat n’est pas une question de taille mais de philosophie, de processus de fabrication, de créativité et de choix des ingrédients. »

Un petit coup d’œil dans le rétroviseur lui permet de se sentir fière du chemin parcouru, de la force du contenu de la marque Carrément Bon et de l’investissement de ses équipes dans le projet. « La qualité et la création de beaux produits ont toujours été au rendez-vous grâce à l’énergie déployée collectivement, et ce malgré les problèmes rencontrés. » Elle ne cache pas quelques moments de découragement. « Car entreprendre n’est pas toujours un long fleuve tranquille et il faut aussi pouvoir en parler… »

Cap vers l’export

Pour l’heure, elle se concentre sur ses priorités pour les mois à venir : assurer la formation continue vers plus d’excellence, asseoir les acquis après un développement conséquent en 2016, et développer l’outil de production. « Nous devons agrandir notre espace de production pour être plus à l’aise par rapport à nos besoins. » Et enfin, poursuivre le processus entamé avec un importateur japonais pour exporter Carrément Bon au Pays du Soleil Levant.


www.carrementbon.be

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