Entreprises

Concurrence exacerbée, changement technologique rapide, marchés fluctuants, compétitivité accrue, gestion complexe… Aujourd’hui, faire fonctionner une entreprise n’est pas une sinécure. Pour rester dans le coup, les acteurs économiques doivent se réinventer et remettre en cause leurs avantages compétitifs, par le biais de l’innovation. Pour se maintenir à flot, de plus en plus d’entreprises mettent en place des procédés d’intrapreneuriat, c’est à dire la possibilité pour les salariés de proposer et développer, au sein même de l’entreprise, des innovations nouvelles. Une idée louable, où l’employeur supporte les risques du développement des innovations (coûts, R&D, temps…) et en récolte les fruits, mais qui bute parfois sur l’organisation complexe et le poids des structures. Celles-ci rendent difficile la prise d’initiative, et la collecte d’idées nouvelles. Selon une étude réalisée par Deloitte*, 63% des entreprises affirment n’avoir aucun programme d’intrapreneuriat en leur sein. Pourtant, lorsqu’elle est mise en place efficacement, cette notion est source d’opportunités. En voici 5 :

1. Générer des innovations

Le but de l’intrapreneuriat, il est bien là : générer de l’innovation. Cette dernière recouvre différentes réalités. Elle peut s’incarner sous la forme d’une nouvelle gamme de produits ou d’une nouvelle offre de services, sans pour autant nécessairement révolutionner le marché. Dans certains cas, l’innovation consistera en une avancée à caractère interne, permettant par exemple de fluidifier les processus de travail, ou de faciliter la réalisation de certaines tâches. Dans d’autres, elle aboutira à l’obtention d’un brevet, ou au lancement de nouveaux produits et services sur le marché. Il s’agira dans ce cas d’un véritable levier stratégique, se traduisant par des retombées commerciales, et améliorant donc la compétitivité de l’entreprise.

2. Créer de la croissance

Pour 66% des travailleurs interrogés par Deloitte, les programmes d’intrapreneuriat sont un véritable relai de croissance pour l’entreprise, en ce que les projets développés au sein d’un tel programme sont adoptés et confèrent agilité, flexibilité et pérennité à l’entreprise. De plus, en formant ses collaborateurs au monde éminemment entrepreneurial qui les entoure, l’entreprise s’assure de gagner des parts de marchés. Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises veulent travailler main dans la main avec l’écosystème startup, pour en côtoyer l’esprit, la vision… Elles recherchent donc chez leurs prestataires la compréhension de cet état d’esprit, et l’acquisition de compétences ou de connexions entrepreneuriales. Les structures ayant mis en place des outils d’intrapreneuriat apparaissent dès lors en pole position pour les satisfaire.

3. Attirer les meilleurs profils

Beaucoup d’entreprises s’en plaignent : le marché du recrutement est très concurrentiel. Dans certains secteurs (digital…), où tout le monde recherche les mêmes profils, trouver un bon élément relève parfois du miracle. D’autant plus que ces perles rares deviennent de plus en plus exigeantes. Outre les conditions salariales, les candidats aiment dorénavant en savoir plus sur l’esprit d’entreprise ou le niveau d’innovation de celle-ci. D’après Deloitte, il semble même que 66% des salariés soient attirés par des entreprises proposant une démarche intrapreneuriale. Une aubaine pour ces boites, qui utilisent désormais ce levier comme argument de recrutement... et de conservation des talents. Selon Deloitte, 88% des travailleurs ayant déjà pratiqué l’intrapreneuriat en entreprise aimeraient recommencer l’expérience.

4. Développer l’autonomie et la satisfaction

Développer l’intrapreneuriat, c’est aussi accorder une importance accrue à l’empowerment, qui fait appel à la responsabilisation des salariés, leur esprit d’initiative, leurs connaissances… Un processus qui plait aux principaux intéressés : selon Deloitte, les raisons principales de l’engouement des salariés vis-à-vis de l’intrapreneuriat seraient le développement professionnel et personnel (26% des répondants), la volonté de gagner en autonomie et en indépendance (24% des sondés), et le challenge que constitue de mener un projet à bien (20% des répondants).

5. Etablir un esprit d’entreprise

L’intrapreneuriat représente l’opportunité pour une entreprise de se forger une image positive et dynamique dans laquelle la proactivité, le challenge, le dépassement de soi et la satisfaction personnelle sont les piliers fondateurs. Diffusé au sein de l’organigramme, cet esprit trouve à s’appliquer naturellement dans les échanges entre collègues. Chacun, de la base au sommet, fait remonter du terrain des informations susceptibles d’améliorer la compétitivité de l’entreprise en partageant ses réflexions avec son supérieur hiérarchique. L’idée ? C’est des travailleurs eux même, qui connaissent et comprennent l’entreprise (problématique clients, logistique, ressources humaines…), que peuvent émerger les solutions utiles à l’entreprise. Un sentiment corroboré par les chiffres puisque selon Deloitte, 41% des employés estiment pouvoir lancer un nouveau produit, ou même améliorer un produit ou un service existant dans leur entreprise.